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Full text of "Considerations sur la théorie mathématique du jeu"

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'.  rpere ,   André  Iferie 

Considérations  siir  la 
théorie  mathématique  du  Jeu 
par  A.   M.    Ampère 


273 


'?m 


Liirairie  Scientifiçfue 
A.HERMANN 

JoedelâSDrîloiiiie.PAEISCS*; 


CONSIDÉRATIONS 


s  ir  R   î.  ji 


THÉORIE    MATHÉMATIQUE 
DU    JEU. 


CONSIDERATIONS 


SUR     LA 


THÉORIE     MATHÉMATIQUE 
DU     JEU, 


Pau  A.  M.  A mpèke^  de  l'Athénée  de  Lyon,  et  de  la  Société 
d'Émulation  et  d'Agriculture  du  département  de  VAin^  Professeur 
de  Physique  à  l'École  centrale  du  même  département. 


A     LYON, 

Chez   ks   FfiÈasd   Peris«i,   Imprimeurs  -  Libraires ,  Grande   rue 
Mercière ,    n-°  i5. 

Et  se  trouve  à    PARIS, 

Chez  la  veuve  Périsse,  Libraire  ,  rue  S.t- André  -  iç$  -  Arts  ,   a.®    84 

Et  chez  D'Jprat,  Libraire,   quai  des  Augustins ,  n.**  71. 

An   II,  —  1802 


CONSIDERATIONS 

SUR 

LA  THÉORIE  MATHÉMATIQUE 

DU     JEU. 


I.  PLUSIEURS  Écrivains,  parmi  lesquels  on  doit  distinguer  le  célèbre 
Dussaulx  ,  ont  eu  recours  à  l'expérience  pour  prouver  que  la  passion  du 
jeu  conduit  ceux  qui  s'y  livrent  a  une  ruine  inévitable.  L'ensemble  des 
faits  qu'ils  ont  réunis  ,  suffit  sans  doute  ,  pour  convaincre  tout  homme 
impartial;  mais  les  joueurs  y  font  peu  d'attention,  parce  qu'ils  s'accoutument 
à  ne  voir  que  l'effet  du  hasard  dans  les  événemens  les  plus  propres  à 
leur  faire  connaître  toute  l'étendue  des  dangers  où  ils  se  précipitent.  Ces 
événemens  feraient  peut-être  plus  d'impression  sur  leur  esprit  ,  si  on  leur 
démontrait  qu'ils  doivent  les  considérer  comme  une  suite  nécessaire  de  la 
combinaison  des  chances ,  et  qu'ils  ne  peuvent  éviter  les  mêmes  malheurs 
qu'en  cessant  de  s'y  exposer.  Tel  fut  ,  sans  doute  ,  le  motif  qui  engagea 
l'illustre  Buffon  ,  cet  auteur  dont  les  erreurs  mêmes  portent  l'empreinte  du 
génie  ,  à  examiner  cette  question  sous  un  point  de  vue  purement  mathé- 
matique dans  son  essai  d'arithmétique  morale. 

2.  On  trouve  ddus  cet  ouvrage  des  idées  qui  auraient  dû  conduire  l'auteur 
aux  vrais  principes  de  la  théorie  générale  du  jeu  ,  qu'on  ne  doit  point  confondre 
avec  la  théorie  des  différens  jeux  considérés  chacun  en  particulier.  Celle-ci  a  été 
l'objet  des  recherches  d'un  grand  nombre  de  Mathématiciens ,  qui  lui  ont  donné 
toute  la  perfection  dont  elle  était  susceptible  :  la  première  ne  me  parait 
avoir  été  soupçonnée  que  par  Buffon.  Je  crois  indispensable  de  citer  ici 
quelques  passages  ,  où  il  pose  les  premiers  fondemens  de  cette  nouvelle 
théorie  ,  de  la  manière  la  plus  claire  et  la  plus  précise.  <<  On  sait  en 
»  général  que  le  jeu  est  une  passion  avide  dont  l'habitude  est  ruineuse, 
»  mais  cette  vérité  n'a  peut-être  jamais  été  démontrée  que  par  une  triste 
y  expérience  ,  sur  laquelle  on  n'a  pas  assez  réfléchi  pour  se  corriger  par 
>  la  conviction.  Un  joueur  dont  la  fortune  exposée  chaque  jour  aux  coups 

A 


(  ^  ) 

àv  hasard  ,  se  mîne  peu  S  pei!  ,  et  se  trouve  enfin  neceî:airemont 
2,  détruite  ,  n'alti^buo  ses  pertes  qu'à   ce   même    hasard   qu'il   .-iccus«    d'in- 

»  justice dans  son  désespoir  il    s'en 

»  prend  à  son  étoile  malheureuse  ;  il  n'imagine  pas  qao  cette  aveugle 
v>  puissarxe  ,  la  fortune  du  jeu  ,  marche  à  la  vérité  d'un  pas  indiffarpnt  «it 
»  incertain.  Mais  qua  chaque  démarche  elle  tend  néanmoins  à  un  bii<,  et 
y  tire  à  un  terme  certain  ,  qui  est  la  ruine  de  ceux  qui  )a  tenient.  11  ne 
»  voit  pas  que  l'indifférence  apparente  qu'elle  a  pour  le  hien  ei  pour  ie 
s»  tnal  ,  produii  avec  le  temps  la  nécessité  du  mal  ;  qu  une  lorgiif;  suite  de 
»  hasards  est  une  chahie  faiale  dont  le  prolongctnent  amène  le  raallieur  »  *. 

3.  Il  est  impossible  Je  faire  un  exposé  plus  éloquent  et  plus  exact  des 
principes  qui  servent  de  base  à  la  théorie»  que  nous  examinons  ;  et  si  l'Au- 
trur  en  eût ,  à  l'aide  du  calcul,  développé  toutes  les  conséquences,  'e  mémoire 
oue  je  présente  au  public  n'aurait  plus  d'objet.  Mais  bientôt  il  ibandonne 
ses  premières  idées  pour  se  jeter  dans  des  hypothèses  qui  leur  sont  étran- 
gères ,  fet  SB  livrar.:;  tout-à-coup  à  de  nouvelles  considérations  ,  il  cherche 
seulement  à  prouver  que  deux  joueurs  également  riches  ,  qui  jouent  la 
jnoitie  de  leur  fortune,  dnninuent  chacun  cette  fortune  d'un  louziéme.  J  avoue 
que  la  somme  qu'on  hasarde  au  jeu  ,  produit  en  général  moins  d'avantages 
à  celui  qui  la  gagne  ,  que  de  privations  à  elui  qui  la  perd  ;  mais  je  ne 
crois  pas  que  cette  différence  établisse  entre  la  valeur  réelle  de  la  somme 
perdue  ,  et  celle  de  la  somme  gagnée ,  qui  lui  est  numériquement  égaie  ,  le 
rapport  de  la  moitié  au  tiers  de  la  fortune  de  chaque  joueur  ,  plutôt  que 
tout  autre  rapport.  Comme  s'il  était  possible  d'évaluer  ce  qui  dépend  des 
besoins  de  chaque  joueur  ,  de  son  état ,  du  rang  qu'd  tient  dans  la  société  , 
et  des  circonstances  o«  il  se  trouve. 

4.  Lors^  même  qu'on  pourrait  déterminer  exactement  cette  différence,  on 
ne  devrait  en  tenir  aucun  compte  dans  un  calcul  où  il  sagirait  dexpliquer 
comment  une  longue  suite  de  hasards  est  une  chaîne  fatale  qui  entraint 
néi'.essairement  au  nialheur  ,  puisque  les  sommes  perdues  n'approchent  pAS 
plus  la  ruihô  du  joueur  que  les  sommes  gagnées  ne  l'éloigncnt  ,  et  que  les 
effets  qui  en  résultent  se  détruisent  mutuellement  quand  ces  sommes  sont 
égale». 

5.  Je  me  suis  donc  décidé  à  ne  faire  entrer  dans  le  calcul  que  les  valeurs 
absolues  des  sommes  jouées,  comme  on  le  fait  constamment  dans  la  théorie 
ordinaire  des  probabilités  :  j'ai  trouvé  de  cette  manière  des  résultats  assez 
différens  de  ceux  de  Buffon  ,  mais  sur  lesquels  je  ne  crois  pas  que  les 
démonstrations  suivantes  puissent  laisser  le  moindrt;  doute.  J'ai  banni  de  ces 
démonstrations  les  méthodes  d'induction ,  dont  on  fait  ,  à  ce  qu'il  semble  , 
trop  d'usage  dans  la  théorie  des  probabilités ,  et  dans  celle  des  séries;  le  désir 
de  n'y  employer  que  des  preuves  directes  ,  m'a  obligé  d'avoir  recours  à  des 
formules  que  je  crois  nouvelles,  et  qu  on  trouvera  danr-  ce  mémoire.    Ces 

_ IT        I  I  ■  Il  I        .1 

t"   Essai  d'nithœ.  moreU  ,  art.  XII. 


C    3     ) 

fomwios  pourront  tîevenir  très-uiiles  pour  différentes  recherches  de  calcul  ; 
elles  paraissent  sur-tout  propres  à  founùr  les  moyens  les  plus  smipies  et 
les  plus  directs  qu'on  puisse  employer  pour  démontrer  plusieurs  théorèmes 
iniportans ,  qui  ne  l'ont  point  encore  été  compiertement  *. 

6.   Voici  les  principaux  résultats    auxquels  j'ai  été  conduit  ,  et  ii.o'>t   la 
démonstration  est  l'objei  3e  ce  mémoire:  i".  en  écartant  les  considérations 
morales  qui  font  varier  la  valeur  de  l'argent,  suivant  les  circonstance*  où  se 
trouvent  les  joueurs  ,  il  ne  saurait  v  ?voir  aucun  désavantage  à  jouer   3  jjeu 
égal  contre  un  adversaire  également  ïiche  ,  puisque  l'un  ne  peut  rien  perdre 
que  l'autre  ne  gagne,  et  que  tout  est  égal  de  part  et  d'autre;  2°,  la  même 
chose  a  lieu  entre   deux  joueurs  ;   de  fortunes  inégale?  ,  s'ils  sont   décidés 
à  ne  faire  qu'un  nombre  de  parties  déterminé ,  et  assez  petit  pour  que  ni 
l'un  ni  l'autre  ne  puisse  être  dans  le  cas  de   perdre  tout  ce  qu'il  pcssède  ; 
3*.  il  n'en  est  pas  de  même  lorsqu'il  s'agit  d'un  nombre  indéfini  de  parties  : 
la  possibilité  de  tenir  le  jeu  plus  long-temps ,  donne  au  plus  riche  des  deux 
joueurs  un  avantage  d'autant  plus  grand  qu'il  y  a  plus  de  différence  entre  leurs 
fortunes  ;  4*.  cet  avantage  deviendrait  infim  ,  si  l'une  des  fortunes  pouvait 
l'être  ,  le  joueur  le  moins  riche  serait  alors  sûr  de  se  ruiner  ,  et  c'est  pour 
ctia  que  c'est  courir  à  une  ruine  certaine ,  que  de  jouer  indifféremment 
contre  tous  ceux  qui  se  rencontrent  dans  la  société  :  on  doit  en  effet ,  dans 
la  théorie  ,  les  considérer  comme  un  seul  adversaire  dont  la  fortune  serait  infi- 
nie. Mais  comme  il  en  pourrait  résulter  quelqu'obscurité  ,  je  vais  commencer 
par  traiter  ce  cas  mdépendamraent  de   celui  où  l'on  suppose  que    ce  sont 
les   deux  mêmes  joueurs  qui  jouent  toujours  l'un  contre   l'autre;    et   pour  ne 
rien  laisser  à  désirer  à  cet  égard  ,  j'examinerai  d  abord  ce  qu'on  doit  entendre 
dans  la  théorie  des  probabilités  par  la  certitude  morale ,  la  seule  dont  il  sott 
ici  question, 

7.  En  représentant  ,  comme  on  le  fait  ordinairement  ,  par  l'unité  la 
certitude  absolue  ,  celle  par  exemple  qui  résulte  d'une  démonstration  rigou- 
reuse ,  on  pourra  regarder  comme  une  certitude  morale  toute  fraction 
variable  qui  ,  sans  devenir  jamais  égale  à  l'unité  ,  peut  en  approcher  d'assez 
près  pour  surpasser  toute  fraction  déterminée.  C'est  ainsi  qu'un  homme 
est  moralement  certain  d'amener  un  sonnet  en  jouant  toute  sa  vie  au  tric- 
trac ,  quoique  la  probabilité  de  cet  événement  ne  soit  que    ^    au  premier 

«oup  .^  +  ;n6  "^^"^  ^®^  ^^^^  premiers  coups  ,  ^  +  ^-^  4- ^^^^  dans  les 
trois  premiers ,  et  ainsi  de  suite  :  il  est  aisé  de  voir  que  ces  différentes 
sommes  de  piobabiîités  ,  ne  peuvent  jamais  devenir  égales  à  l'unité  dont 
elles  approchent  de  plus  en  plus  ,  jusqu'à  n'eu  différer  que  d'une  quantité 
moindre  que  toute  fraction  donnée  "**. 

*   Voyez  l'appcndic?  à  la  fin  de  ce  mémoire. 

*■*'    Cela    se    démontre    immédiatement  à  {'aide  de   la  formule  que  nous    donceront 
ct'oprès   (41),  ca  y  supposant  i  =  jî  >  afin  qu'oa  ait  ^-^=:j|,  et   -i- r=:j^. 


C    4    ) 

8.  Toutes  les  fois  que  rien  ne  borne  le  nombre  des  coups  où  un  e'vê- 
nement  peut  arriver  ,  la  probabilité  de  cet  événement  augmente  nécessai- 
rement avec  le  nombre  des  coups  :  mais  d'après  ce  que  nous  venons  de 
dire  ,  on  doit  sur-tout  s'attacher  à  distinguer  le  cas  où  cette  augmentation 
tend  vers  une  limite  déterminée  ,  de  celui  où  elle  n'a  point  d'autre  limite 
que  la  certitude  ;  ce  qui  rend  l'événement  moralement  certain  ,  en  sup- 
posant toujours  le  nombre  des  coups  indéterminé. 

Cf.  Le  sujet  que  nous  traitons  peut  fournir  des  exemples  de  l'un  et  de 
l'autre  cas  :  nous  venons  (  7.  )  d'en  indiquer  un  de  celui  où  la  somme 
des  probabilités  peut  approcher  de  la  certitude  d'aussi  près  que  l'on  veut  ; 
pour  en  donner  un  du  cas  où  celte  somme  ne  peut  augmenter  qu'en 
restant  constamment  au  dessous  d'une  certaine  limite  ,  il  suffit  de  consi- 
dérer celui  où  deux  joueurs  ,  également  riches  ,  jouent  à  jeu  égal  l'un 
contre    l'autre  ,  jusqu'à  ce   que  l'un  d'eux  soit  ruiné. 

!©.  Il  est  aisé  de  voir  que  rien  alors  ne  détermine  le  nombre  des  par- 
ties que  feront  les  deux  joueurs  ,  et  que  la  probabilité  que  l'un  d'eux  se 
ruinera  ,  aHgmentera  avec  le  nombre  des  parties  ,  sans  pouvoir  cependant 
surpasser  jamais  la  limite  ~  ,  puisque  ce  joueur  ne  peut  se  ruiner  s'il  arrive  au 
contraire  qu'il  ruine  son  adversaire  ,  événement  aussi  probable  que  l'autre, 
lorsque  tout  ,  comme  on  le  suppose  ici  ,  est  égal  entre  les  deux 
joueurs.  * 

II.  L'homme  qui  se  livre  k  l'amour  du  jeu,  ne  met  certainement  aucune 
borne  au  nombre  des  parties  qu'il  jouera  ;  il  sait  qu'il  peut  se  ruiner  ,  et 
que  la  probabilité  de  cet  événement  deviendra  d'autant  plus  grande 
qu'il  jouera  plus  de  parties  ;  il  regarde  cependant  cette  probabilité  comme 
assez  petite  ,  pour  ne  devoir  lui  inspirer  que  de  faibles  inquiétudes  ; 
en  sorte  qu'il  croit  être  ,  à  cet  égard  ,  dans  le  premier  des  deux  cas 
dont  nous  venons  de  parler  ,  et  dont  il  a  un  sentiment  confus  ,  seni- 
blable  à  celui  qu'ont  tous  les  joueurs  des  principaux  points  de  la  théorie 
des  probabilités.  Quel  serait  son  étonnement ,  s'il  savait  qu'il  est  au  con- 
traire dans  le  second  ,  et,  que  cette  probabilité,  bien -loin  detre  aussi 
petite  qu'il  l'imagine  ,  devient  assez  grande  ,  après  un  nombre  suffisant  de 
parties  ,  pour  surpasser  toute  probabilité  donnée  ;  la  démonstration  qu'on 
trouvera  ici  de  la  vérité  de  cette  assertion ,  repose  sur  une  des  proposi- 
tions fondamentales  de  la  théorie  des  séries  ,  savoir  ;  Qu'en  sommant  une 
série  convergente  ,  dans  la  supposition  que  le  nombre  de  ses  termes  est  infini , 
on  trouse  toujours  une  limite  dont  les  sommes  formées  des  termes  consécutifs 
de  la  même  série  ,  peuvent  approcher  de  manière  à  n'en  différer  que  d'une 
quantité  moindre  que  toute  quantité  donnée.  Je  ne  pourrais  m'occuper  ici  de 
j'exi'men  de  cette  proposition  ,  admise  par  tous  les  mathématiciens  ,  sans 
sortir  des   bornes  de  mon  sujet  ;  mais  comme  il   me    semble   qu'il    manque 

*  En  appliquant  â  ce  cas  particulier  les  formules  démontrées  dans  ce  mémoire  ,  qouj 
ferons  voir  (  76.  )  que  î  est  en  etfet  la  limite  de  cett«  probabilité. 


(  5  ) 

•ncore  quelque  chose  aui  «iétnonstrations  qu'on  en  a  données  jusqu'à  pré- 
sent,  je  renverrai  à  cet  égard  à  un  ouvrage  sur  les  séries,  auquel  le 
professeur  de  mathématiques  de  l'école  centrale  du  département  de  l'Ain  et 
moi  ,  travaillons  de  concert  ,  et  qui  sera  probablement  bientôt  publié.  On 
trouvera  dans  cet  ouvrage  de  nouvelles  recherches  sur  différens  points 
de  la  théorie  des  séries  ,  et  des  démonstrations  directes  et  générales  des 
théorèmes  qui  en  dépendent ,  particulièrement  de  ceux  qui  n'ont  été  encore 
démontrés  que  d'une  manière  vague  ,  ou  par  induction. 

Z2.  Pour  déterminer  la  limite  des  probabilités  contraires  au  joueur  , 
dans  le  cas  que  nous  examinons  ,  il  faut  d'abord  trouver  le  terme  géné- 
ral de  la  série  qui  les  comprend  toutes  ,  c'est-à-dire  ,  la  probabilité  que 
le  joueur  se  ruinera  à  la  dernière  d'un  nombre  quelconque  de  parties. 
Supposons ,  pour  simplifier  le  calcul  j  que  la  somme  jouée  est  la  même 
à  chaque  psrtie  ,  et  qu'elle  est  une  aliquote  exacte  de  la  fortune  qu'a 
le  joueur  en  entrant  au  jeu.  Ces  deux  suppositions  ne  sont  certainement 
point  d'accord  avec  ce  que  font  ordinairement  les  joueurs  ;  mais  comme 
le  calcul ,   si   l'on  ne   les  admettait  pas  ,  serait  trop   compliqué  pour  qu'on 

{)ût  en  tirer  aucun  résultat  satisfaisant ,  il  est  d'autant  plus  à  propos  de 
es  adopter  que  l'on  peut  toujours  trouver  une  aliquote  exacte  de  la  fortune 
du  joueur  ,  moindre  que  les  différentes  sommes  qu'il  risque  à  chaque 
partie,  et  que  si  l'on  démontre  alors  qu'il  doit  nécessairement  se  ruiner,  on 
pourra  en  conclure  ,  à  plus  forte  raison  ,  qu'il  se  ruinera  eu  hasardant  à 
chaque  partie  des  sommes  plus  considérables. 

i3.  Représentons  par  m  le  nombre  de  fois  que  cette  aliquote  est  contenue 
dans  la  fortune  primitive  du  joueur  :  puisqu'il  ne  risque  dans  cette  hypotèse 
que  ^  de  sa  fortune  à  chaque  partie  ,  il  est  évident  qu'il  ne  pourra  se 
trouver  ruiné  avant  la  partie  dont  le  rang  est  désigné  par  m  :  pour  qu'il  le 
fût  en  effet  à  cette  partie  ,  il  faudrait  qu'il  la  perdît  après  avoir  perdu 
toutes  les  précédentes  ;  s'il  en  gagne  une  et  qu'il  perd^  toutes  les  autres  , 
il  ne  se  trouvera  ruiné  qu'après  m  -f-  2  parties;  s'il  en  gagne  une  seconde, 
il  ne  pourra  plus  l'être  qu'en  en  perdant  m  ■+■  2  ,  ce  qui  suppose  nécessai- 
rement m  -f-  4  parties  ;  et  il  est  aisé  de  voir  qu'en  général  p  désignant  un 
nombre  quelconque ,  il  faudra  pour  qu'il  ne  reste  rien  au  joueur  que  le 
nombre  de  toutes  les  parties  soit  m  -+-  2  p,  le  nombre  des  parties  qu'il  gagne 
p ,  et  celui  des  parties  qu'il  perd  m  -\-  p. 

14.  Soit  ^  :  1  le  rapport  qui  se  trouve  à  chaque  partie  entre  les  chances 
qui  sont  favorables  au  joueur  et  celles  qui  lui  sont  contraires ,  en  sorte 
que  q  =  I  quand  il  joue  au  pair ,  et  qu'on  ait  par  exemple  q  =  - ,  si 
d'après  la  nature  et  les  conditions  du  jeu ,  il  doit  gagner  en  général  S  par- 
ties sur  II.  La  certitude  étant  à  l'ordinaire  représentée  par  l'unité  ,  la  pro- 
babilité que  le  joueur  gagnera  ung  partie  ,  le  sera  par  la  fraction  — ^  ,  et 
la  probabilité  qu'il   la  perdra  par    ~-  •  Si  l'o»  veut    avoir  la    probabilité 


Ç    '^   ) 

que  p  parties  gagnées  ,  et  m--+-  p  parties  perdues  se  succéderont  ddns'  un 
ordre  déterminé  ,  il  faudra  faire  le  produii    de  p   facteurs    égaux    à    ^-^  , 

et  de  m -\- p  facteurs  égaux  à  —i- ,  ce  ijui  doiuiera  - — ,     '  m^-if 

I  !).  Cette  probabilité  est  la  même  pour  tous  les  arrange  mens  qu'on  peut 
imaginer  entre  ces  parties  gagnées  et  perdues ,  et  comme  ils  sont  absc4u- 
ment  indépendans  les  uns  des  autres  ,  il  est  évident  que  la  probabilité  que 
>i)ous  venons  de  trouver  doit  être  multipliée  par  la  nombre  de  ces  arrange- 
mens ,  en  observant  de  faire  abstraction  de  ceux  qui  n'auraient  pas  permis 
au  joueui  de  parvenir  à  la  partie  que  nous  considérons  ,  en  le  privant  de 
toute  sa  fortune  di'^s  les  parties  précédentes.  Soit  m  -\-  a  r  le  xang  dune 
de  ces  parties  ,  r  étant  plus  petit  que  p ,  il  faudra  rejeter  tous  les  arran- 
gemens  de  p  parties  gagnées,  et  de  m  -f-/J  panies  perdues,  dont  les  m"-f-2r 
premières  parties  renfermeraient  r  parties  gagnées  ,  et  m  -f-  r  parties  per- 
dues ,  parce  que  ce  sont  précisément  ces  arrangcinens  qui  auraient  ruiné 
le  joueur  après  m  -\-  2  r  parties. 

i  6.  Sans  cette  condition   le  nombre  des  arrangemens  serait 

m  -f-  ap    m-|-ap—  I     (n-j-2p__a  m-j-p-4-i. 

1  a  3  /) 

pour  savoir  ce  qu'il  devient  dans  le  cas  présent  ,   exprimons  en  général  par 

A  le  nombre  des  srrangemcns  d'un  nombre  quelconque  t  de  panies, 
qui  amènen;.  la  ruine  du  joueur  à  la  dernière  de  ces  t  parties  ,  sans  l'avoir 
amenée  à  aucune  des  précédentes  ,  les  parenthèses  qui  accompagnent  le  nom- 
bre r  servant  à  désigner  que  ce  nombre  doit  être  considère  comme  un  in- 
dice et  non  comme  un  exposant.  D'après  cette  notation  le  nombre  dont 
nous  cherchons  la  valeur  sera  exprimé  par  A  '"^'^'''  ^  ^t  p^'^'^-"  repré- 
sentera le  nombre  des  arrangemens  de  r  parties  gagnées ,  et  de  m  -{-  r  par- 
ties perdues  ,  qui  auraient  ruiné  le  joueur  à  une  des  panies  précédentes , . 
dont  le  rang  est  en  général  désigné  par  m  -f-  2  r,  r  étant  toujours  plus  petit 
que  p. 

17.  Si  l'on  joint  p  —  r  parties  gagnées ,  et  autant  de  parties  perdues ,  à  cha- 
cun de  ces  derniers  arrangemens  ,  on  en  formera  de  p  parties  gagnées,   et 
m  •\-  p  parties  perdues  .  qui  devront  être  retranchés   du  nombre 
ni-i^ap  m-j-ap  —  I  m  -}-  a  p  —  a  m  +  p  -+-  i 

î  '  ^"3  ■  3  ~f  ' 

afin  qu'ap'.ès  avoir  donné  à  r  toutes  les  valeuis  possibles  ,  en  nombres  en- 
tiers, depuis,  r  =  <î,  jusqu'à  r  =p  —  i  ,  il  ne  reste  que  les  arrangemens 
dont  le  nombre  est  désigne  par  ^*^  ""*■*''  . 

;.  8.  Chacun  des  arrangemens  dont  nous  venons  de  parler  en  donnera  de 
cette  manisre  un  nombre  exprimé  par 

'  p  —  :;.  =■   ^   î  p  . —  2  r~'l       2 $  —  a.  r  —t  p  —  r+  t     t 

I-  '  i  3  p—r   ' 


,(  y  ) 

à  cause  des  2  p—    3  /  parhes  qui!  fuul  p-irtager  en  deux   sjroupes  âe  0 — r 
|»ariies  chacun.   On  «ura  donc 

ip  —  21-  i  f  —2  r  ~   t        i  p  —  2  T  —  s  j>  ~  r  -^  i.  /C '«-}•»'■; 

I  i  3  p —  r 

pGUf  le  nombre  4e5  arrar.gemens  à  retranchero 

îç.  Faisant  successivement  r  r=  p  —  i  ,  r  rr:  ^  ■—  3  ,     r  rrs.  p  —  3  ^ 
etc.  On  trouvera  pour  les  différentes  valeurs  de  i'expression  précédente, 

*- A  *-!a  ,i-l'^A  ,   etc. 

d'où   il  sera  ais<^  de  ccnclure  que 


3 


p 


_j_  .    («-H  »»— 1)  ',     3        .  (m-t-îj^ -4-'         6     A     .t    ,fThv-5. 

I  la  1^3 


I  '  3  '  3  '  ?  —  '  ^^^' 

On  peut  diviser  en  haut  et  en  bas  par  ^  —  r  le  terme 

2p  —  ar     ^      ^  p  —  3  t  —  I       aj?  — ar— a  F  ~  ri!"-i    i^"'^^'^^ 

et  faire  une  réduction  analogue   dans  les  termes  précédens  ,    ç[ui  sont  de  ia 
Tiiéme  ibrme.  On  changera  ainài  l'équation  précédente  en 

I  "  a  *  p 

(m-hîf— 1)  3       («-^1?  — 4)  3       /,       '■■i-rif  —  6.' 

—  2  A  —  *  7  A  —  2  7  •  -  À  —  .... 


-    âp  —  2r—  I     ar— ar  — 3     ap  — ar— 3        o  —  r  4.  i         Cw  +  i'^> 

—  •»    -^^ -^ ■— "'- ^^  A  — etc. 

I  3  3  ff — r  —  I 

vic.   Pour  avoir    une   valeur  de    A  '    "^'    indépendante   ^^z   quantités 

A  ,     A  -      A  , A.  ,  otc. 

On  observera  que  le  joueur  ne  peur  se  ruiner  à  la  partie  dont  le  rang  est 
désigné  par  m  -{-  ^  /> ,  à  moins  que  les  m  -\~  z  p  —  i  parties  précèdt;fetes 
ne  leussent  réduit  à  n'avoir  plus  qae  |-  de  sa  fortune  primitive  ,  puisque 
nous  avons  exprimé  par  cette  frstticn  la  somme  qu'il  joue  à  chaque  partie, 
I!  «sr  nécessaire  pour  cela  que  sur  ces  m  -\-  i  p  —  \  parties  ,  \  y  en  ait 
f  gagnées .  et  .77  -f  p  -^  i  ^)erduej,   On  foit  d'ailleurs  que  le  ncaibre  des 


(  i  ) 

r',,rî"îf"'  ^f ''■'"'  ?"'°"  P'"'  ^°"""  «  ^«  F'^f'^s,  sans  supposer  «u'au» 
cune  de  les  au  rume  le  joueur,  doir  être  égal  a  celui  des  aîraT™, 
de  p  parl.es  gagnées ,  et  m  +  p  part.es  perdue' ,  dont  le  nombre  elt^tepré- 

nZfs  ^Z  ^""''''''P"'5'ï"«  !=hacun  de  ceux-ci  se  forme  dun  des  pre- 
miers, en  y^ajomant  une  part.e  perdue.  TiroBS  de  cette  considération  ^tLe 
yaleur  de  A  ""     ''^  que  nous  puissions  comparer  avec  la  précédente. 

2..  Le  nombre  de  tous  les  arrangemens  qu'on  peut  foire  avec  m-i-zp^, 
part.es,  en  les  supposant  partagées  en  deux  groupes,  l'un  de  p  parties 
gagnées,  et  1  autre  de  m +p  -  i  parties  perdue  f  est  en  genérafégalT 
m  -t-  a  p  —  I    ^   m-j-ip-  2     m  +  ap  — 3  _    ^    ,  m-f  p 


OU  ce  qui  revient  au  même  à 
'"•4 

i  »  3 


3  p 


p    _   ;»+j_p-^  ^   m  +  ap_a in-fp-f  i 


Il  ne  s  agit  donc  plus  pour  avoir  la  valeur  de  a'""-''\  que  de  soustraire 
du  nombre  exprime  par  cette  formule,  le  nombre  des  arrangemens  qui 
auraient  ruine  le  joueur  des  les  parties  précédentes.  Ceux-ci  se  forment 
évidemment  des  arrangemens  de  r  parties  gagnées  ,  et  m  +  r  parties  per- 
dues ,  dont  le  nombre  est  représenté  par  A^'^^'^  en  y  joignant 
a^  _  .  r  —  ,  parties  ,  dont  p  _r  gagnées  ,  et  p  —  r_  i  perdue!,  ce 
qui  peut  se  faire  de  ^  o  r  r^  «w»,  t^ 

^P  -^'-i  .  »p-tr-^i    ^  zp^  3r-3  F-r+i 

I  a  3  — :;; 

manières  dilTérentes,  ''     '     '  ' 

22  £n  raisonnant  ici  comme  dans  le  calcul  précédent,  on  verra  que  le 
nombre  total  des  arrangemens  à  retrancher ,  se  trouvera  en  donnant  suc- 
cessivement à  r  toutes  les  valeurs  possibles  en  nombres  entiers ,  denuis 
r=p —  I  ,  jusqu'à  r  =  o  ,   dans  la  formule  *^ 

ap-ar-i       ap-ar-a     ap-ar-3  p-r+i'      («+ao 

»  a  3  p  — r-i     A 

Si  l'on  réunit  ensuite  tous  les  résultats  ainsi  obtenus  ,  savoir  : 

'^  >,A  *7'I^  ,>  etc. 

•n  aura 


3 


I  7  *  *  A 


P 


(     9    ) 

a^— ir  —  I      ap — 2r—î      z  p  —  2  r  — 3 PjZi_ltll  A*^"  8tC, 


3  P 

En  doublant  B'jus  les   termes  de  cette  équation  ,  on  trouve 

C'»-i-îp)  zm4-2p     m-f2p— I      m-f  ap  —  a  "-j-f  4-1 

2  A  =  • • •  5 •  .  ^  * 

I  a  3  p 

—  aA  —  2|A  — -^Y'jA 


et  en  retranchant  de  cette  dernière  équation  celle  que  nous  avons  obtenue 
précédenvment 

(-"  +  1?) m  -f  ap      m  4-2p  —  r      m  +2p  —  2  m -\-  p  ~\-  i 


P 


—  2A  — 2^A  — af'^A 


2  '  »*  -^'•-  t  ,  'P-'^-»  ,  ap  -ar-3  ^  p4-''+ t    ^'^  ""*"  ""^  '—  etC, 

I  â  3  p  +  '—  s 

il  reste 

A*^""'^' m     m-f2p— t       m-j-zp  —  ^  "»  4"  P  +  ^ 

T  '       ~        '  ■  3  •  •  •  •  -         , 

fm  +  ap) 

Cette  valeur  de  A  ,   remarquable    par    sa  simplicité  et  3on   élégance  , 

aurait  été  facile   à  trouver  par  induction  ,  mais  l'analyse  précédente  a   l'a- 
vantage de  la  donner  d'une  manière   directe  et  générale. 

a3.  La  formule  que  nous  venons  de  trouver  n'a  pas  lieu  seulement  2 
l'égard  des  divers  arrangement  qu'on  peut  donner  à  m  -\-  1  p  parties  ,  par- 
tagées en  deux  groupes  ^  conformément  aux  conditions  de  la  question  pré- 
sente :  elle  pourrait  avoir  une  infinité  d'autres  applications.  C'est  elle  ,  par 
exemple,  qui  donnerait  le  nombre  des  différens  produits  de  p  lettres,  qu'on 
pourrait  faire  avec  m  -4-  2  p  lettres  ,  en  s'astreignant  à  les  ranger  suivant 
l'ordre  alphabétique ,  et  à  choisir  la  première  lettre  de  chaque  produit , 
parmi  les  m  premières,  la  seconde  parmi  les  m~{-i  premières  lettres, 
la  troisième  parmi  les  m  -f- 4  premières,  et  ainsi  de  suite.  Je  ne  m'arrêterai 
pas  à  démontrer  cette  proposition  dont  on  appercevra  facilement  la  liaison 
avec  ce  qui  précède  ,  si  l'on  fait  attention  qu'il  faut  pour  que  le  joueur  ne 
se  ruine  pas  avant  la  partie  dont  le  rang  est  m  -\-  2  p  ,  qu'il  gagne  au  moins 
ane  fois  sur  les  m  premières  parties  ,  deux  fois  sur  les  m  — f-  2  premières 
parties  ,  trois  fois  sur  les  m  -+-  4  premières  ,  et  en  général  r  fois  sur  les 
m-J-2r — -2  premières  parties;  car  s'il  ne   gagnait  que  r —  i  parties, il  en 

B 


24-    i^e   nombre  --TL  .  "»  +  ^P-  i  .  w^-ap.a      m+p  +  i 
«lmr-.c      •       -r     *  "  i  ~P —  ' ''es  produits  d2 

^^ >  — :. — r.   z. w-f-p  4.  t 


qaà  l'égard  du  premier  facteur,  où  le  terme  -J_  ,  ^         ' 

tiops  restraignent  donc  le  nombre  de  rL Ir    I  •     /  ^.""^"^"^  '  "«  c°ndi- 

pourra  devenir  'rès-utile  aux  proer's  d7  1.  T.       ''°?  ^°"'  '^  considération 
,     ,         ,  -  ^^""^  '^^  ^2   théorie  des  probabilités. 

2b    La   sftrie    des   nombres   qu'on  obn^ni-  p„   . 
.F:=x.>,  ^==1  ,  p^,^   n-3     etc      Prn       *"PP°""f   successivement 
.r.;     '^^.,,,,     ^.,^;/—     ■   ''^^•'  ^^  *î"«n  peut  représenter  par 

"^^  ^^;:::.ïïrt:;:r^^à;i^  dépendent  ^.ne  Wule 

s«ire  de  cet  ouvrage,  à  donni  auKTLnf,  !•    ''""'^  "°"^  '^'^'^^  d^"^  '^ 

-lu.  qu'.i  serau  p^ut-êtrHSa;:  d!:b;:n:r:rL:nr'^""  "  ""^  s^"^- 

a£.  On  a  d'abord  en  transposant  les  termes 


p—  %  r 


i.p  —  i  r  ^3. 


etc. 

de  !.  première  vafcm  que  nous  avons  trouvée  pour  a""^'''     p- 

(.  +  ,,;,  („^,^_^^  r;„  +  .,.,/         ^  '    lequation 


3 


-V  .ii^^ii-- .  !Zr.!^^  .  ^p  -  >>•-.     ^    p_, +  ,(„  +  ,., 


3 

^LjLi£    .   '".4-  £  P  -  y        w-t-ap  -  a 


p— r  -|-etC.=: 


1 '"-^'^-^^    [  I  ], 

qui  n'est  quun  cas  paiticulier  de  la  formule  eénéral/r^-n^ 

occupons.  iuiiuuie  generaJe    dont   nous    non» 

27.  Pour  obtenir  cette  formule  .  on  substituera  à  ^  """'''  ,,  ,,u,. 


(  Il  ) 

et  on   aara   on  faisant  passer  dans   le   second  membre   le  terme  qui    en 
résulterd 


_L-  jP-^^-^P-^^-^-f-^'-*  .   .   .  P-'"+^  a'"'"^''\    etc   — 

"7"  ,  a  3  p~r  "T"     '  ■ 

s«  +  2p    m  +  ip  — :    w4-ap  —  a     ni+p4-''  '■"    n»-f-ap  — i    n4-ap  — a     gi-f  P-f  ' 

J      '  l  3  p  I  a  6  p 

2   p  TT.  -fap  —  t  777-4-2  p  —  2  m  -j- p    -^   1 

xZ.  Si  l'on  se  rappelle  que 

3.  p  —  2  r  jp  —  cr_I  ap— sr  —  S  P   -  ^  •¥  '^      . 

J  •  l  •  3  p-r       ~ 

ap— ar-i         2p  — ar  — a         a  p  —  a  r  —  3  p  -•  *  -4-  > 

2  ^-  •  ^-^         •  3  ...•.•    ._,_,» 

il  sera  aisé   de  voir  qu'on  peut    en  didàant  par  deuï    lous   les  termes   <ie 


léquation  précédsûte ,  la  ré-iuire  2 


A  -4--A  4-|.^A  -+- 


ap-a7-i     ap-ar-.    ^    »P-^'--3    ^..,    P_ZL±J   A^"'' "'4.  etc. 

p       m  -4-  î  »  —  I       771  — J-  2  p  _  a  ffi  -4~  p  ~f~  t    __ 
r                  â              '               à  P 

m -+•  ïp  —  t        K-f-ap-a        m -f- a  p  —  3  m-f-p-f-i 

I  a  3  p  —  1 

celle-ci  devant  aroir"  lieu  pour  toutes  les  valeurs  de  /> ,  sera  encore  rraie  , 
si  l'on  y  substitue  p  ■\-  i    à  p  ,  ce  qui  donne 

A  4-  J  A  -4-  ^  .  A  A  4-  I .  -*. .  f  A  4- 


ap  —  '^if^       tp  —ir  _  ap— ar— I    p  —  7  -4-  a       f  '^  +  » »■  )  

T  a  3  p  -  r  "*" 

?l.  -^g  p-f    i  771    -J-   i  P  iv»  -{-   2  p  —  7  «-^  p-|-a     ^ 

X  ■        i       *     .     3'         ••■•'  =  '•         ^      •  Liji 

B3 


C       12       ■) 

qui  est  un  second  cas  particulier  de  la  formule  dont  l'ëquaiion 


ap  — ar       ap— ar—  i        ap— ar  — a  p  —  r  4- i       ('"  +  ^'') 

-\ •  ~ •  — — T. '^ A  _i_  etc-  = 

m-f-ap         m  -i-  2  p  —  I         m+ap  —  a  m  +  p  -\-  i 

I  a  3  p 

nous  a  offert  le  premier  cas 

29.  En  comparant  ces   deux  équations  ,  on  voit  qu'elfes  ne  diffèrent  que 
par  les  numérateurs  des  coéfficiens  qui  multiplient  les  quantités 

A  >    A  ,    A  )     A  .     .    .     > 


Cm  +  ïr) 

A  ,   etc. 


et  que  tous  les  facteurs  de  ces  numérateurs  ont  augmenté  chacun  d'une  unité, 
par  les  opérations  qui  ont  conduit  de  l'équation  [  i  j  à  l'équation  [2  ].  En 
retraucliant  la  première  de  la  seconde,  et  faisant  attention  qu'on  a,  quelles 
que  soient  les  valeurs  de  m  ,  de  />  et  de  r  , 

3  p  —  z  r  ■■\- i    ap  — ar    ap— ar  —  i        p  ~  r -\- 2         ap— zr     ap  — ar  — i    tp-zr-z 
T  2  3  p-r~i  a  3 

p — r-f-i    3.  p  —  z  r        ap— 2/---I         ip_ar  — a 

p  —  r  »  a  3 

p   -  r  — f-  1       r  —  r    t  p  —  2  r       ap  —  ar  —  f        ap  —  ar  —a  P  —  ''  ~4~  * 


p— r--ip  —  r  I  a                            3                                  p_r—  1' 

m-fap-}-l  m-\-2p  m-\-i.p-—  i                 m-j-p-fa         m-|-ap       m-f-ap  —  i 

I  a  3                               p                      l'a 

m  -\-  ip-  -  a  m-\-p-\-\    m -[■  2  p        m-\-  2  p  --  t        m4-ap  —  a          m-4-p42 

3  p  I                      a                          3                   p  —  I 
on  irouvera 

A  +^A  _L-É.iA                _L....'. 


•   5£J^i:  ,  .''P-^"-'    .  iFT^'Jlf   ....  P-^+''.  a'""^'' V  etc. 
T^       ,1  a  3  p_,._,  ' 

m  4-  ^  p        m  -f  a  p  —  i        w  -}-  a  p  —  3  p,  _[.  p  _}_  a 

1  a  3  •   •       ■        — — 

3o.  Cette  équation  devant  aussi  avoir  lieu  pour  toutes  les  valeurs  de  p , 
on  y  écrira  J9-+-I  au  lieu  de  /> ,  et  il  viendra 


(     ^3     ) 


*•  1  '  2  ■  3  '  ■    ■       p-r  '  ^^ 

n  ■\-  z-p  A-  2         ni  -^  J  p  4-  !  m  -j-  2  p  7n  4-  p  +  3    p  o  -, 

— :       '  — ; —     ~3~^ — ~p      -^  ^^ 

qui  est  encore  de  la  mêaie  îorme  que  Icî  équations  [  i  ]  et  f  2  ]  ,  .et  n'en 
diffère  que  par  l'augmentation  d'une  nouvelle  unité  ,  que  les  opérations  par 
lesquelles  on  a  passe  de  l'équaiion  [2]  à  l'équation  [^J  ,  ont  produit  dans 
les  numérateurs  dîs  coefficiens<  On  s'appercevra  aisément ,  en  considérant  la 
forme  de  ce*  équations  ,  que  cette  augmentation  en  resuite  nécessairement 
toutes  les  fois  qu'on  retranche  une  équation  de  cette  forme  de  celle  qui  la 
ijuil,  et  qu'on  écrit  ensuire  p  —h  i  au  lieu  de  p  dans  l'équation  restanre. 
En  exécutant   ces    opérations   sur  Icj    équations   [  2  "j  et  [  3  ]  ,   on  obtient 


4-3      i?   ~  ^'^'.       xp        ir^i  F-r  +  ^  A'^'^^'\ 


3  p-r 
"■■-j-2p4-3        r-.  —  ^f  —  ;         n-{-a.:4-I  'i  -4-  -  4-  4 


etc-. 


et   airsi  de  suite. 

3i.  C'iue  augmentation  d'une  'iniie  dans  les  ntimérateurs  avant  lieu  s 
chaque  irausiormaticn  successive,  si  l'on  leprésente-par  u  le  nombre  de  ces 
translormations,  à  partir  de  l'equaiicn  fi]  -.chaque  numérateur  aura  augmenté 
de  ù  ,  et  la  dernière  transformée  sera 


A- 


"^^-^'+i±i  ,  -±2  a'^^^'-^'4. 


,      u  -f  î  p    -  I 


'(     f4    ) 
eomrae  unr  formula  générale  qui  comprend  toutes  les  ëtjuations  de  même 
forme  que  nous  avons  déjà  trouvées. 

ox.     En  laetunt  à  la  place  de 

A  a'  ,  a  ,  a  A  ,  etc. 


les  valeurs  représentées  par  ces  caractères  ♦  savoir 
A 


<«  +  ::'./>  ,„         Tj4-2p—   I        r!-j;-ap-.,  a  ""  '\-  P  "{"  ^ 


3  p 


X*  a  '  3  P"i' 


'a  3  p  —  i 


"~      '     *  s  '  3  't 

la  formule  précédente  deviendrait 

it        m  -4»  a  p  —  I         ?n-4- a  p— &  m-{-p4-î   j^ 

'    ■  a  °  ^3        p  '" 

M  -t-  2         m        «  -f-  2  D  --  3        ;!J  -+-  a  p  —  4  «i~^p 


■^ .......    _  -•_£    _L 


3  ^   -  a    .     •" 


-|  '«+'f-3''  ''4-_J>>-»r-t  tt-t-ap-ar-a,    u4-p->-f_i   m  m  +  ar— i   m  +  ar-a      m+r+i 

.'  ^  5  ;'-'■    'i'     3    ■     î    '■■    r    ^ 

etc.    ,n4-gr4-ap  ^^"/i-'"-f-a,p— t       u  -f  m  4-  a  p—  a  u -5- m -|- p -f- i 

'mais  cor.îine  CPtt«  transformai ior  la  rend  beaucoup  pJus  compliquée,  nous  "a 
IdissMons  dana  les  diOerem^s  appiicatioRs  que  nous  ferons  de  cette  formule  , 
sous    la  foire    on  cous  lavons  dabajd  trouvée,   «t  nous  y   coasidererons 


A  ,  A  ,  A  A  ,  •  •  •  •  A  ' 

comme  des  symboles  destines  a  désigner  d'une  manière  abrégée  les  quantités 
qoiL  représentent 

l3.  On  poiurrii  croiro  que  la  démonstration  précédente  en  laissant  la 
liberté  ilaàsigtur  a  ;/  !d  valeur  qu'on  veut  parmi  les  nombres  entiers  positifs, 
11^  p^erniei  pas  tle  tui  donjier  des  valtur?  ri3gal:vts  ou  fraciionnaires  ,  mais 
CM  se  convi'incT*  aisemf-nt  que  la  Vdieuî  àe  u  ,  est  absolument  indéterminée  , 
SI  l'on  fait  atteuuon  que  lequation  préredtntG  ne  peut  avoir  lieu  pour  touics 
les  valeurs  entii^îrei  nt  pcsitixes  de  u  s  moins  qu'en  y  eiecutant  les  opé- 
ratici!;  inciquecs  ,  réduisajil  les  deux  membres  au  même  dénominateur,  et 
ordonnant  par  rapport  a  m  ,  on  ne  trouve  pcjr  coë^ic»sns  d'une  mênie 
puis-^ance  de  u  dans  les  deux  membre-S  ,  deux  {onctioxis  da  p  ut  de  m 
absolument  identique.- j  d'où  il  resuite  uécessairement  que  iéquatior.  est 
encore  idonlique ,  lorsque  u  hs{  fracUonnaire  ou  négatit. 

3/,.  On  pourra  donc  suppoîer  n  -n  —  x  .  x  ctant  positif,  et  on  donnera 
ainsi   à   l'équation  précédente   la  forme 

"", —      -~r-    '      .: —  -ft  -r- 


î ; 3 " JZ:—^  +etc. 

._  j  .  ^  ^^  ,  .  ...  _  ,^  j  . 

OU  11  ra«\  emplover  le  signe  supéiieui-  quand  ie  aoTiibs^  mlrsenamé  r  esc 
tel  que  p  —  r  soif,  pair,  et  le  sif^ne  inférieur  quand />  —  r  esï  impair,  ce 
qu!  dépend  du  lông  qu  occupe  dans  le  premier  membre ,  \c  terme  dont  oa 
yeul  calcule!  la  valeur  à  )  àide  du  terme  général 

-4-  »  -  :^p-^  u  f     x-jp-f-ir-f-ï     x  -ip4-ar-f-2_      _  .f— p-ï-r  -  i    ^"""♦"•^''^ 

I  z  6  f—'  ' 

qui  donne  immédiats  ment  tous  les  autrôs  en  y  supposant  successivement 
r  ir=p  —  I  .  r  ;=sp  —  z  ,    y=.p  ■—  3  ,  e^c. 

35.  En   donnant  a  x  une  yslriur  comprise  encre  ces  deui    limites    inelu 
sivement 

i(  •rr-:  ni  -\—  1  ^J  ,      ■<  ^r^  m  -f»  js  -f-  I   • 
un  des  facteurs  do  second   ra&mbre  s'évanouissant ,  ce   second  rricmbre  se 
réduit  «  rëro,  et  le  premier  devient  par  conséquent  «us5i  égal  k  zéro.  Si  l'oa 


(       Té       ) 

supposait  dans  la  même  formule   x  =  m  elle  se  simplifierait   beaucoup,  ex 


tlonncrait 


^(m  +  .n^    n,_a    ^f'"  +  '''~'^   ,       m-4    m-3   ^(«'  +  î/'-4)_ 


-  6        m-b        m-lt    ^C^+^f-S) 
I       *       £        •        3  "^ 


I    m  — 2/7  +  2r    m  — ap4-2''4"  '   m  — ap -f"*'' -|~2        m  — p-^r—t.  _1_  etC. 

l'a  3  P~'^ 

,2  p       2  p    -    î        2  p   —   2  P  -*-  '    2.  ^P  ~   '        2  p—  2       ap— 3  p+'r-        -, 

ï  T  3~~  '  '  "  ~~p  I  T  3      *  '  '  p  —  1  •-  "^  -'* 

36.  Revenons  au  problême  que  nous  nous    étions  d'abord    proposé  ,    et 

{m  +  zp  } 

substituons  à  la  place  de  A  ,  sa  valeur  dans  l'expression 

Cm  +  zp)  ^p 

A  


ir+O"'^'" 


de  la  probabilité  que  nous  voulions  calculer  >  elle  deviendra 

m     m-\-2p  —  t      m  +  ep  — 2  m-\-p-\-l  <}'' 


3  p  (.H-î)"'+^' 

En    faisant    successivement   p  =  o,   p=r,    ^  =  2,    p=:r3,    etc.,    on 
aura    les    probabilités    suivantes  ,    que    le    joueur  se   luinera 

à  la  partie  dont  le  rang  est  désigné  par  m     .....     .  ^ 


à  celle  dont  le  rang  est  m  -+- 1 ^ ^ 

à  celle   dont  le  rang  est  m -4-2     ......  H     ""^^  ?^ 


,m+4    > 
(«+9; 


à  celle  dont  le  rang  est  m  -4-3     .     „     .     .     .   "*   m-+-5_  m-4-4  ?^ 

ï*      3  3      *(,.^, )-+<!» 

et  ainsi  de  suite. 

37.  Avant  de  chercher  la  limite  de  la  série  formée  par  îa  réunion  des 
probabilités  que  nous  venons  de  trouver  ,  il  faut  démontrer  que  cette  limite 
existe,  en  faisant  voir  que  si  cette  série  n'est  pas  jconvergente  dans  toute 
son  étendue  ,  elle  le  devient  du  moins  nécessairement  après  un  certain 
nombre  de  termes.    Divisons  pour  cela  le  terme  général 


pdx  If  terme  \jrflcé<^fe'''t  r-' 

T..       „  -4-  2  c  -    3      t;  -<-  2  p  -  i  >"  -^-.''  .  , ï ; . 

nows  aurons  pou'  quotient 


et  la  série  sera  conver^finte  toutes  les  fois  que  celte  quaniitc  $êîô  plus  pe+ife 

que  1  unité.  Examinons  séparément  les  deux  facteurs  clunt  elle  ejc  compasee 

Sî?    La  fraction >i  i^  même  valeur  pour    tous   les  termes   duna 

même  ^eri^-  ,    pour  trouver  le   cas  où  elle  esr    la  plu.*    grande  ^o=s«b|e    00 
égalera  sa  difly. cntiûlb a. zuîû,    et  Ion  am-   pqur  déterminer  ç   leijiiation     - 

(i  +  gV  'k  -  h('  +  ?.).^'J     ■_-.  ç, 

ou"'  rjomr-ri   j   z^    I    et  ie   aiaiimum   cherché    • "-— -  =— 5-,  d'ou  il  suie 

1    ■   ■  5  ï  t  t   (J  )  4  . 

qui  la  série  sera  convergente  routes  lîs  fo!S  que  l'autr^î  facteur 

(  n  -T-  3  p  —  i  )    r  p:  •  T-  î  p  --  2  .) 

ne  «urp:j;?fM-a  pos  quatre.  La  valeur  du  ce  facteur  ot^ptnd  <lii  nombrii  p  cie.5 
terrrifcs  qui  se  irouvent  dans  la  série  avant  le  lcriT!f;.gHnp<raL  "mais;  it  est 
aisé  de  voir  quipiès  y  avoir  exécute  les  mulf:!3Î/cat.iijn5;  ihd.<juee:;  j  Oa 
pci.'t  le  m----ir*;  sous  ia  l'i-.wi. 

,      «*  —  3m— <Ju-T-l 

4-1 ,-- r 

qui  en  molt,-iie  qiiç  quaue  toutes  les  .fois  oue  p    est  plus  gr-iai  qu€ 

'^ '  '"■-  -"-  ,   ia  séri>;  dovient  di;;-,c   nécessairemeot  converçeote    ^és  quoa 

arrive  aux  ter^iiei   pour  lai-mii^îî  r,  surpasse   c?tf>-   dernitr'?   qtkantit?. 

Sg.  f^îen   n  est  plus  lacilf,   niisiiitenani  que  de  trouver  la   iifuite  de  .la  série 
proposée 


\ .  4- !L    — I L. '"    *"  ±J .   il > 

1-— •  r^ •      ■ — rf —    ^    ■  ■■  ^ :--    4-  ^'-^ 


P 
6H  et-  <iiii  révisut  au   mèmt 


1-  A  ^ — ;,4.A  2 ,   -L. 


-      -     .     .     .  .     -4-   A 


\''H-«/'  ^ 


'  C 


C  î8  ) 
'î  sufTit  pour  cela  de  changer  .  dans  chaque  terme  ,  îe?  dénominaleuTS  en 
puissances  fractionnaires  ,  er  de  les  développer  par  la  formule  de  Nevvton  , 
de  n-.an'ère  que  les  stries  qui  en  ïésuUent  soient  convergentes  ,  ce  qui  exigtj 
quelles  procèdent  suivant  les  puissances  ascendantes  de  q ,  lorsque  cette 
q-uantif4  eii  ]>!ns  petite  que  i  ,  et  suivant  ses  puissances  descendantes  quand 
tlle  est  plu=  t'.raade.  On  aura  ainsi  dans  le  premier  cas 

Kl'-  -il)  --H.  —  2  ,(11+4')  —m — 4         1 


H-  a'^--'"' 


.r  4-  i  p  -  4  .   -^f 'PrJ  j^  "  +  '''-'>     p   „    etc. 
"•  I  ~ 

„  r-^y-  "•  A-""^''"'^-  ,^   -i-   etc. 

'.h  ) 


-^   etc.  [8] 


et  dnns  le  second 
(?+0-''--t-A^"'  +  ^>  9(5-4-1  )-'"''''-f.A^"'-^^-  ïU-;  +  0 


•  •..•.  ...... -4- A  3     (^-4-1)  -4- etc.  =^ 

4-  ,  __ -f.  .  _^ ,  etc. 


T^  n.  fl  T" A.  î  -f-et 


..  t±JLZl  A-"-^'^'^^  ,-"-'•  +  etc.. 
-h  A'        ''       ^""-P  ._  etc, 

~|-  etc.  £9 


C    19    ) 

Ces  deux  ncvelcppemens  qui  ne  diffèrent  que  par  les  exposans  dont  q  e*t 
affecie  ,  peuvent  également  servir  dans  le  cas  où  y  =  1  ,  ils  deviennent 
alors  évidemment  identiques. 

4c.  Il  serait  aisé  de  trouver  par  induction  que  les  seconds  membres  des 
équanons  [8  ]  et  [q  ]  se  réduisent  respeciiveraent  à  leurs  premiers  termes  *, 
en  substituai'!  il  la  place  de 

les  valeurî  représentées  par  ces  signes  ,  et  en  réduisant  après  avoir  exécuté 
les  mulitplicatians  indiquées;  mais  pour  parvenir  au  même  but  d'une  manière 
directe  et  générale  ,  il  vaut  mieux  avoir  recours  à  l'équation  C^  J  '  ^^  1  ®"i'* 
poser  r  s=;  m  -4-  2  i» ,  ce  qui  b  change  en 

A -L — A  -* : — • — t — A  •*- 


^  m-i-%r    wt-f.ar-f.1     m-4-2r-»-i        w-i-p-Vr — i      C^+ir^   T*  etc.    rrr  « 
I  2  i  p — r 

1  es  derniers  termes   de  $*>n  premier   membre  qu'on  trouve  en  fats^nt    suc* 
cessivenient  r=si,»-=:i,f  =  o,  etease  rapptiant  qu<i  A'"*  ss=  «  ,  j^J„J 

-4--S  «I-4-6    iit-»-p-n  .{«'-t-4?.^  *.-^f  T."^;^  '*'*'t    '*"*'''  A"*^^^*^-  "^^  "--  - 


«i'où  il  juit  que  ce  premier  membre  e^t  préctïéiEâQt  la  même  ùu>i%  om^  Je 
coéf^icieni  de  5'  dans  l'équation  [  î  ]  ,  ou  de  ^""""i'  daus  i'éqtjj'.iieti  (al  ; 
les  terB>es  affectés  de  ce  coéScient  se  réduisfcnt  donc  à  7eie-  p  c'^iit  in- 
determmé  il  en  est  necessaircîiient  de  même  de  tows  jes  tfcnn«s*|Hi  *%  lyeti^fint 
d»ns  les  seconds  membres  4c  «res  deux  équations,  après  j  daasi'ur.e  et  ««rés 
5  ""  dans  l'autre  ;  il  sufâî  en  effet  de  supposer  successivement  jj  =aj  ^  «  j~-  ^ 
etc.  et  on  obtient 

("»  +  -) 

A        —  :!  =0, 

I 

(*  +4Î  (  «  +  î  ) 

A  _    i±i  A  .u.  »    "•♦•'  —  o 

'  t  -    3 

etc.  etc. 


*  Ce»  premiers  tencet  étant  x  quand  q  est  plus  petit  qije  1 ,  et  —   quari,  -«1   ««t    aius 

o 
grand  ,  (a  limitt  dt  la  Ȏrio   que   nous  examinons   est  con;lar.(e  dans  le  premier   est  Ǖ 

variable  dan»  l«  second  :  en  y  écrivant  -  à  la  place  de  j ,  on  aurait  une  série  dont  U  li- 
mite serait  constantft  on  rariable,  suirant  (]ue  x  serait  plus  grand  ou  plus  petit  <;ue  a,  C«tt« 
sén9  Téun>«  i  une  fonction  quelconque  de  x,  en  formerait  donc  une  du  genre  d«  celles 
qu'on  a  nommées  fonctions  discontinues  ,  et  dont  je  ne  crois  pas  qu  Ou  toit  n  et?î  psi'vcnj 
à  représenter  la  valeur  par  aacon«  combiaai»on  de  caractères  algohriqoei;  i'«xuro!3tan^ 
que  fournit  la  remarque  prtjcédentc ,  niontre  la  possibilité  d'en  avoir  du  raoins  dos  devo 
l"ppe«jeni  '.li  séries  toujours  coîrerg<»nic£ 

Ci 


p 


(     iC      ) 

énwâtiofw  iant-  les  pTein>ers  membres  ne  sont  ?utre  chose  que  les  ccsff.rjei-is 
J<i  <?es  termes. 

4j.  Lori=que  ie  nombre  clés  chance?  favorables  au  )'3J.iPur  remporib  a  chaque 
;  parilt  sur  celui  des  chancfcs  qui  lui  sont  coiîtrairts  ,  q  est  plus  grand  que  i  , 

Cf  il  faut  se  servir  du.  second  développement  qui  donne  ^""^  ou  — ^    pour  !a 

liiDitû  ckencUee,  en. sorte  <]ue  ja  prebnbilité  de  !a  ruine  du  joueur  reste  toujours 
f:x\i(i  qii'il  rjne  soie  le  nombre  des  partieç,  et  pout  n^-éme  ctre  moindre  que  la 

probobiîito  contraire  5i,-r—  tsi  plus  peut  que   —  .    ou  ce   qui  revient    au 

rneme  S'  q  est  plus  grand  que  V'  2     *.  IMiis  ii  Lut  l;en  observer  que  ce  ces 

oùle  jei:  s'il  n'est  pa*:  un  impôt  établi  par  ie  Gouvernement ,  Uoit  être  con- 
JÏd^re  comnit:  un  »ç(  .Cgit  au  public  ,  et  conire  î'eque!  les  lois  sévissent  av:;c  rai- 
Sun,  est  le  seul  où  le  jouour  puisse  évite-  une  roiue  certaine.  En  effet,  lorsque 
ç  est  plus  petit  que  i  ,  ù  iauj  se  servir  du  premier  développement  ,  et  l'on  a 
1  pour  ia  iiinite  des  probabilités  de  la  ruine  du  joueur  :  cet  événement  est 
donc  nioralcMieni  ceriiin  (7}  Il  en  est  de  même  dans  le  cas  où  les  c'-ar.ces 
sont  ég'lcmcnl  partagées  ,  et  où  y  étant  ega!  à  i  ,  les  deux  développemens 
s  arc  orJ<^nt  à  donner  i  pourla  rnérae  limite.  Il  est  aisé  d^  sentir  que  c'est 
u.iViqnônienr  a<js  résultats  donnes  p.ir  le  calcul  dans  Ci  dernier  câs  qu'il  laut 
riier  tour';*  <pt  applicniio^s  qu'on  peut^?.irede  la  t.hëorie  mathénatique  d'j  jeu 
a-ce-qtH  jr  pàF5e  habituelleniCnt  dans  ta  société  ;  car  un  jeu  inégal  né  pouvant 
présen'fr  «iaucuVi  côté  ui;  avantage  plus'  grand  ■y^p■  le  desavarra?,!-.  qui  ç' 
^resulft  de  tdutre-,  il  doit  y  avoir  dani  le  ccurs  de  I2  viç  d'un  joue'jr  imt 
<;(i&ippn5&()t)n  flécessairè  entre  le  cas  où  la  probabilité  se  trouTr  ensa 
Laviv.ir  n  .celui  où  elle  'lui  est  contraire.  Je  ne  p^rle  pas  des  jcu^urs  qui 
.SQiU  a>s(f  i  fcqjotfs  eu  assez  dupes  pour  se  mettre  ■•  oîontairemeni  et  constam- 
men»  djins  l'un  ou  dans  l'aiitre  de  ces  deux  cas  ,  parceque  le;  premiei-;  doiv.ent 
étre:feprimes  par  l'autorité  publique  ,  et  qu'il  est  si  évident  que  les  autres  doivent 
se  lairniT ,  qi^il  davieui  peut-être  inutile  de  le  démontrer.  Je  me  proposais  sur- 
tout dans  est  ouvrage  de  prouver  que  la  certitude  de  îd  ruine  du  joueur  est  aussi 
conipitîte,  lors  même  que  Ja  probabiiite  est  égale  à  chaque  partie  entre 
lui  et  son  adversaire.  Cette  vérité  qu'on  prendrait  au  premier  conp  d'œil 
pour  un  p.iradoxe  ,  résulte  évidemment  dt  ce  que  la  limite  des  proba- 
bilités contraires  au  joueur  ,  est  la  même  lorsqu  on  pitnd  q  égal  à  i  ,  ou 
qu'on  suppose  qu'il  est  plus  petit;.  Il  est  à  remarquer  qu'on  trouve  aussi  le 
nTcme  resuiîMt  dans  un  cas  où  la  nécessite  do  la  ruine  du  joueur  est  encore 
plus  évidente  ?  et  où  quelle  que  soit  la  valeur    de  ^  ,   la  probabilité  de   cet 


*  On  peut  aussi  conclurfï  fie  cctto,  r'ormaîe    cjii'un  hamme  qui  ferait   inétier  d'un  jeu  oli 
il  «urait  un  avantags  déterminé  ,  ot  qtii  ùe  vo'jàrait  pai  q,!p  !,i  proi)abilitB  de  sa  ruine  pût  l'o- 
'owis  atteindre  un.Tpro.babili'ë  connue  et  représentée  par  -i-    ^  y  parviendrait   aisémeat  en 
ne  jouant  i.imai»  que  des  fraciions  ~  di  sa  fortim«  dont  it  decomioatcur  m  fût  plul 
gtatid  qac  •— 


(  '-^1  ) 

^véneruent  a  prtckément  la  même  Hn^ire.  Ce  cas  est  celui  oi\ ,  commen- 
^;nnt  pir  ntltré  au  jeu  toute  sa  iertune  des  îa  première  partie  ,  le  joueur 
06iiîinueiv;ic  indéfiniment  à  jeu^r  à  naitte  ou  double  ,  ensorte.  au'wne  seule 
{iàvùe  perdue  suffirait  loujour?  pour  le  ruiner  oomplettement. 

4ï.  Si  i'ori  continue,  dans  cette  riQUveJle.  h^pothèie  ,  à  repre'senter  par 
g  :  \  le  rapport  qui  existe  à  cliaque  partie  rr.ire  les  chances  £avorable5  au 
joueur  ,  fct  celles  qui  lu'  /ont  contraires  :  l<=?s  firobabili'.es  qu'ii  gagnera  ou 
<ju'ii  perdra    uoe   partir  j   se~orvt   tcuiours   reftese^ntees  respi-Gti^eraent,,  par 


Cl 


Puisque  fîîirrs  la  suppoçition  arr-.'t-lle,  le  loueur  ne  p^'i'i  -^  riyner  à  la  derniers 
d'yn  nombre  quelccr^q^t  <•  ne  parties',  que  dans  !e  cas  ou  il  perdrait  cette 
partie  npres  avoir  gagne  ■cures  ies  précédentes  ,  dont  ;e  ViOmbre  est  exprime 
par   r  —  i  ,  il  est  evilenr  que  ia  probabilité  de  cet  événement  sera  repré- 

îeutee    par  le  produit  d-  .—  ■     tacteuis   égaux  à  —  —  ,  et  d'un  facteur  égal. 
à    "r~"" ,  cest-a-dire  -,  oar  _l ^ 


faisant  îf'cesjîvcrrer.t     --i  ,  î  =  -2  ,  ^•-.^:=  3  ,  etc.  on  trouvera   les    proba-- 

bjlites  suivaûtes  que  le  jaueur  se  ruinera. 

\  la  première  partie        .  .     .     .  '  .     .  ,.    -     .     .     « — ,  , 

*  i3  seconde  ....  .....     ^    ..     .  ^ 

î 
à  la  troisième ,.    .  .     •"'^ 


ot  ainsi  de  suite. 


(î-4-?)' 


43.  La  série  qu'on  forme  ïn  rftwn'.isant  !".>  prcbicCités  qv^  nous  venoiis  ; 
de  déterminer 

est  évidemmeni  une  proeression  par  quotiefis  ,  dont  la  hmite  trouvée  par 
les  méthodes  connues  se  réduit  à  un.  Cette  limiue  est  donc  précisément  la 
raérne  dans  l'hypotlièse  que  nous  Temons  d'examiner,  et  daps  celle  où  le 
joueur  n'expose  à  chaque  parue  qu'une  portion  constante  de  sa  for<uaô 
primitive.  La  œnitude  morale  de  sa  ruine 'est  donc  k  mêîce  dans  ces  deux. 
.4»,  et  la  seule  ditferenc  qui  puisse  exister  entre  eux  ,  n'est  que  dans  îe 
r?prnbre  des  partie?  quî  donner.t  ,  pour  la  somme  deç  probabilités  cortraiT-e* 
au  joueur  ,  des  valeurs  qui  approchenc  également  de  la  certitude.  Ce  nombre 
doit  é're  d'autam  plu:-  grand  que  ia  somme  jouee  à  chaque  partie  est  plus; 
petite.  Ejîe  pourra»  être  'i^i-i%  petite  ,  pci"  que  la  ruine  du  joueur  e-îifresî- 
■pi  parue?  quÊ  les  bot;A«;5  ordinaire j  d«  la  yie  n&  lii  pcrattieut  ci  eu- 


jouer  ;  Çcsr  ce  qui  «rrive  à  l>:«,d  i^  c*ui  q«i  ne  j'tTpcs^w  q«s  Oes  pem» 
mcap*bleï  Je  d.mmuer  i^M-bieraern  leur  fortune  ;  î^te  autre  .T7.r;^UdS 
}o«er  conduit  a  une  ruine  cerfaiae.  Le  témoignage  de  l«perre«ce  qui  mit 
depuis  lun^.femp»  m»  cette  w«e  Ws  ie  4out« ,  se  trouvant  c«Dirmé  ^  ia 
mamere  la  plus  comple.te  n»r  \t»  c«lci;b  précédens,  le  but  àe  ce  mëiMire 
SOTJU  rempli  et ,  «ur.i.  pu^  Jertnincr  ki ,  s'iï  a'éttk  |«s  nécessake,  povf  t,e 
nen  laisser  d  obscur  sur  r.eitc  jheeiie ,  dezirainsT  saîsi  le  ca?  ot  le,  dtas 
mem«  joueurs  jouent  conratametït  î'un  cobim  îautre. 

44.  Il  faut  dabord  calculer  l»  probabilité  tptQ  run  des  deux  iouetrn  m 
trouvera  ru.«e  i  ia  dernière  dua  pomhre  quelconque  de  parties.  Supposoti», 
daa.  h  vue  de  rendre  le  «Icu!  pJu^  simple,  que  Ja  somase  jouée  u>khmèaÀ 
a  dwqae  partie ,  et  qy^Ue  soit  un  aliquote  exacte  de  la  /wtune  de  chaque 
joueur,  contenue  «s  fo«  (ktu  celle  du  joueur  B .  doot  iu,u$  cskulonsht 
chances,  et  n  fo.s  d«is  [a  (oriune  de  Time  j^ieur  C,m.n  espriu.aor  !e  rap- 
port des  deux  fcrtuties.  Il  esi  évident  qi:e  daos  cette  «uppo^ition  le  premier 
joueur  ne  pourra  se  îrouv*r  ruiné  quaprèî  m-f.,^  partie?,  âam  p  gapr.ées 
et  m  -f-p  perdues ,  d'où  il  suit  queo  repréf«iîant  toujours  par  0  :  1  fî;' rap- 
port des  chance,  f«vor.bi«6  à  ce  joueur,  et  de  relies  qOi  bi  Wf  coatraircs  , 

f~^yn?T;eip«"»«ra  k  probafcîliié  de  cliicuo  des  âiTange«u.'.'J.«  de  ce» 
,„_^_j^  parties,  qui  lai  enJeireront  à  !«  dernière  partie  !e  reste  ^c  r^  formr». 
Cette  probab,  rté  est  wédsément  la  même  que  dans  ie  proLiô«,e  que  rwu* 
a-otisdejàresoJu,  (n*  «jetscivO;  mais  le  nombre  dt^s  arrsngemens  des 
m  -ha  npaitJe»,  per  Jeqi.el  il  faudra  multiplier  cette  prol.abiiité,  ne  sera 
pas  le  métns  ,  parce  qu'il  fjudra  exclure  du  nombre  total  des  arranremens 
de  ;»  parties  gagnées ,  et  de  m-i-p  parties  perdues ,  non-seulement  les  arrange- 
niensqui  auraient  ruiné  le  joueur  B,  avant  la  partie  dont  le  rang  est  désigné 
par  m  -4-  2^,  mais  encore  ceux  qui  auraient  amené  la  ruine  de  son  adversaire 
avnnt  la  même  partie  puisque  le  jeu  cessant  nécessairement  dès  que  Tun  des 
leux  joueu.s  est  rumé,  ii  n-=iuraii  pas  pu  être  coaiiiuaé  .  dans  ce  «s  ,  iusqu  a 
oueur     pour  laquelle  nou$  calculons  h  probabilité  de  la  ruine  du  preniier 

4  5.  Il  mit  de  cette  observation  que  k  probabilité  de  la  ruine  tîlin  des  joueurs 
ne  pent  être  calculée  indépendamment  ée  h  probabilité  de  cdl«  de  l'autre  • 
or,  fa  perte  entière  de  U  fortune  du  youeur  C,  simpose  que  h  iwteur  B  ait 
gagne  n  parties  de  plor  <p,-H  n'en  a  perdu.  Cw  éténement  ne  peut  donc 
arriver  qu  après  «  -4-  ^p  parties  ,  ;,  désS^ant  lonjWTS  tm  nombre  quelconque  ; 
et  en  sb-ppoîant  q-je  B  ^  -a^.e  a  -+-^  de  ots  parties  ,  et  qu'H  ïn  ait  perdu 
P,  ce  qui  àoime^^^^^^^  j)our  la  probabilité  de  chacun  des  arrange- 
mens  qu'on  peut  doBaér  ï  n  -^  $  p  p,nies ,  de  manière  à  satisfaire  à  cette 
cond.hon.  ReprésenioD*  en  général  par  B  ^'> ,  le  nombre  des  arrangement  d  un 
nombre  quelconque  /  de  parties  ,  qui  caujent  la  ruine  du  jotieuf  B  à  !;.  der- 


(     ^3      ) 

niere  de  ces  /  parties,  et  par  C*"'^  ,  !t:  nombre  <Jes  ■irringemens  ,  qui  amé- 
aent  ia  ruioe  de  «on  ^vçriiire  à  la  même  partie  ,  e'»  ne.  comprenant  dinî 
ces  arrangement  qu«  C6uv  rjui  a'oat  ruiné  ni  i'ua  ni  i'autre  joueur  à  aucune 
des  parties  précédsfttes ,  aov»  tmiocs  les  deux  séries 


'     >     v     •     •     '    -t-  ^           — ^-  4-  etc.  et 
C     — •'- — --4-C         — ^^ —  -hC         — ^ T-  -4- 


......       .4- c  (,^.^j«-r. 

dont  chaque  tertn*»  mdkj'ieEa  îâ  piobabiiits  qus  la  joueys  <!nM|tt^  sc  rapporte 
la  série  ,  sera  ruiné  'a  là  f^artiô  dont  le  raag  tst  i»îsigBâ  par  l'iadiae  de  li 
eu  dâ  C  dans  le  iséài^e  terme. 

45.  Dans  les  Jeux  séries  l«  «oç^cien»  B  ou  C  du  premier  terme 
est  égal  à  l'unité  ,  car  il  n'y  a  <}u'un  seul  arrângtiîaesi  de  m  parues ,  touits 
perdues  par  t«  jeae»s  B  ,  qui  puiîse  îuirwi?  i^e  joueur  k  îa  itt*^  OAriie  ;  et 
51  H'y  â  de  mèm*  ^'ua  se^ii  arïûsw;ea»?in  vk  n  pHtw^s ,  toutes  gagnéei  par 
le  même  juueur,  f^ui  puisse  rbin«f  son  adter^aise  à  M  pastie  doût  le  ranj 
est  désiigne  par  a, 

47.  Pour  trouver  les  relation?  q«?  «zisyeiît  es.tr»  les  coè'fficknsies  differens 

terme*  de  ceî  deux  série?,  on  ohî^rT«r?  que   3  duU  çjre   ee;^'  nu;t 

arrangemens  de  p  parties  gai»néit-*  ,  et  d»i  r»  -f-,9  parties  perdues  ,  qui  restent 
après  qu'on  a  «té  du  noxabrû  tyta'  de  Cfî  rtrraagemeiis  ,  savoir: 

P 

1".  ie  rrombre  d*s  d!rr»ngemerjs  qoi  sappeïeraîent  ii«  joueur  B  ruiné  à  quelqu'une 
des  parties  précédentes.  On  tr<&t>vû;a ,  cûinme  dans  ie  premier  problème,  que 
nous  avons  résolu ,  et  pour  ie»  mêmes  raisons  ,  ^ue  ce  nombre  est  exprime 
par  cette  suite  de  termes 

•  1      t    •  j  I       1        3  3  • 


ap— af       ap  —  if— i        Sf—ar-^»  p—r-iri    JJ 


/a-t-i  r) 


1  c  .  a  .  J  P  ~  >■  ** 


r  M  ) 

au'  cft  qu>  revient  ai'  même  ,  par 


fi'.  (^  nombre  des  Errangemer.»  qw» -aurainU  ruitic  la  joueur  C  à  l'une  des 
pirties  piécedenteï.  Pouf  !e  trouver  on  i-epresenteja  en  gênerai  par  m -f- 2  i 
t««.rangd.c  celte  partie-  L'arrangçniem  des  /:  -f-  2  ^  parties  quelle  termine, 
étant  nec^ssairen^et't  canmose  de  n  -^s  parties  gagnées  par  le  joueur  B  , 
et  de  4  panier  perdi^î  par  le  mémo  joueur,  il  hudra  y  joindre  p  —  n  —  s 
«artres  gzçuees  ,  et  m-4-p  —  j  parties  peruues  ,  pour  en  iormer  des  arraa- 
getnens  de  p  parties  gaenée"; ,  et  de  /rz-t-j»  parues  perdues,;  ce  qui  peut 
sexecuter  peur  chacun   des    arraiigerùe-K    'iout    le  nombre  est  représc^nt* 

p«T   C  de 

i  i  pat 

oianietes  diltérentes ,  puisqu'il  y  à  2  p  -\~rr>  -  n  —  zs  pàihes  >  prîvi,»gef  en 
deux  greupss     Tun  d-î  p  — «  —  j'  1  et  'aufi'f»  5e  m  -4- p  —  i^  pan^s.  £n 

(  1  + 1 1  ; 
ïnuUiplidiit  l^;   tiombré  que   nous  venops  Je    trouveji  par  G  ,    «in  * 

a  jP  4-  Il  —  H  -  »  -f    ,     «  pHhni  "  n^s.s—.t  j,  _(_  r.  —  <  -t-  ^     ^(  •?  -i- 1 i  > 

48    II  sa»U  m;»intenanr  de  donner  à  's  toute';  îes  valeurs  en  nombre?  er.ii^r% 
£onti/3    qui  ptnve;it  s  accordei  avec  l'état  de  la  qu<;5rKin  ,  pour  icunir  tooi' 
fest-ei'tnes-qui  en  ré?'jlteroiic  >:vec  ceu;c  que  nous'avcnt  trouves  tout-a-i'iieure 
cl  en  ret'aochef  la  sumine  dn   noriLre  ioîjî!  i*^'.'!:  £;var;g';mens 

•ft  .  fi    .  3  p 

Qr  il  est  évident  qu-^^  !è  nombre  p  ■—  n  — t  de?  parties  gagne<^î  p^r  le  joucm 
B,  depuis  la  pertie  doni  le  rang^  est  exprime  ]>iir  n-\~2i  /  juïqu'à  ceile 
dont  le  rang' ejf  désigné' pue  r: -}- 2  p  .,  av  pouvant  être  inogauf,  ia  '-.îu'^. 
|;rande  valeur  qu'on  puiv^s  donner  à  j  ,  est  .'  "=^  p  —  ??  .  iaisûnt  succe5;  ,;■ 
yement   x  =  p  —  n  .   '  =  p  —  '.-  ~~  -  i   f  '-"-  P  —  *"•  —  ^  ,  etc. ,  ce  <-(i>i 

■^  -+-  -'î  f  =  ^  p  —  ''  ,   f'    ^  /f-^  in  -   -  n  --  2  s  =  m  — !>~  ,t  , 
jr  -f-  3  j  =  ?  p  —  /"  —  2  .   et  a  !?  -+-  "-  -^  -  #r  —  j  <  =:r  ^r-  — |-  ,-.  ~î-  3 

*  Lu  prem^ero  d«  cv.i  ri'-ux  formules  dunn-*  ^,l\,  ,i^  r^fiiilMii  ,  la  serot  It»  plus  d* 
lir^pliriré  <iu  ê»icu1  ,  Binsi  <ju"on-l  a  d>^ja  vu  à  5  (igait*  de.,  fo-mul-s  aiv  !.•  ti-o  du  problème 
pr«ioèdenl--. 'cen  ce  qm  nous  dé  ter^')  niera  i^  .niploji.|  i.nlôt  lune  et  ton+ôl  1  au»re  . 
auïvaat  rejti^ence  d^s  et;. 


(     55    ) 

etc.  etc. 

•n  aura  cette  suite  de  termes 

(1*-»;         „_j_„_j.j       (i.s-«i-i)          ,„^_,_j.^       T. -f   ■:-♦->       .iJ'-"-5'     , 
^  -J-. j Q  -^ . _ C  ^ 


^^  ap-f   J  — »  — 3i      ap-^ff.  — -i  — lî—  I  p-4-m  — s4-i    /^ 

et  on  en  conclura  que 


O  «4-25  T  -f-  i  f'   —  I  »I  4-   î  J  —  â 

=        ,         •  ^_      —  •  3 

2  B  -^3  iB  —  2    L.tB 


c 


,_„„,  —  erc. 


—  c'"^'''    iJ'-i—'r''''"'"^^    'i±i±.-^  iszmJ  ~''~^~' 


—  J—1 1 .  •-  1^ ,:;.  — etc.  I  te 

4^.  Si  l'on  £ait  pc>Uî  sbreçcr  v.  •>-  i  =4  ,  c?   ::ui  dcnr.c 
m  —  n  =  k  — '  2.1%  ,  et  ap  --t^  .'^  —  n——  2  s  =Â  -f-  s   (/>  —  •'!  —  s)  t 
on  obtiendra     , 

I  .1  3 

oî+i;  —  ;■>  i  a  +  zp  —  i:  .     ,       'js-y-:»  —  6; 


.  3    _: 

! 


ip-  ~^~   '•  i  ---4. 


— -  û  —  e;c. 

:■  —  1    —1 


,        r^;--:-!)  ,_^^        .^3        Cl/"-.--»? 


' — • — -  •  ■"' ■ c   ■        — ^etc.itî] 


D 


(  <5  ) 

5o.  II  est  facile  de  trouver  une  autre  valeur  de  B  ,  en  observant  que 

if  ;oueur  B  ne  peut    su  ruiner  à  h  partie    dont  le    rang   est    marqué    par 

7,1  "^  2  p ,  sans  avoir  été  réduit ,  ia  partie  précédente,  à  n'avoir  plus  que  - 

dô  ce  qu'il  srait  eu  «ntrant  au  j«u;  <J'où  iî  suit  que  B  est  aussi  égai 

atj  noïnbre  des  arrscgernenî  de  p  parties  gagnées  et  de  m  -+-  p  —  i  parties 
■peifdueî ,  qui  «ont  ruiné  ni  l'un  ni  l'autre  des  joueurs  à  aucune  des  parties 
pi'écédenl&s  -.  sans  -Êelt*  c*>ndi:iùn  le  norubre  de  ces  arransemens  serait 


i  i  3  p 


dont  il  faut  retrancher,  i*.  la  nombre  de  ceux  de  ces  arrangemens  qui 
cnt  ruise  le  joveur  B  avant  la  (  m  ■^^  2  p  )'*'  partie  ,  nombre  qu'on  trou- 
vera rci  comoiô   dâins  le  problème   précédent ,  exprimé  par  la  série 

E  4-  5  E  -f-f  •  *  B  H- 


•  •      +•  — ; z 737",  ^  -H  etc. 

2°.  tous  les  arraagernejos  qui  supposent  au  contraire  le  i®y«ur  C  ruiné  avant 
la  mémfe  partie.  V>ins  ceux-ci  les  n-^2.s  premières  parties  que  nous  sup- 

posons  susceptiL'e»  de  C  arrangerr.er.?  différons  ,  sont  composées  de 

st  -f-  s  parties  gigr^^s  pw  le  icueur  B  ,  et  ûè.  .s  parties  perdues  par  le 
même  Joueur;  ù  lauc  donc  y  joiadre  p  —  n  —  ;  parties  gsgnees ,  et 
p  Ht-  m  —  -  parircs  perdues  ,  poor  avoir  les  aniTigeniens  à  retrancher  ; 
ces  z  p  -,_rîi— /i->-2/7—  1  parties   pouvsnî  se  -partager  sînsi,  de 

i  i  p  —  n  —  $ 

manièrei  dilierentei  ,  od  aura  Te^preîslon 

~^. ^ , ^    ,   ^,    ___ Q^ 

».  ;  p  — s  —  t 

■on  il  faudra  fane  suwessivemer.t 

/  =  ff  — .1..       ::r:p-~-n  —  I    ,    j  s=: p -^  n 2,    CtC. 

ce.  qu;  donnera  pmtr  r.  -4^  j  j  et  pour  a.  p  -4-  m  ——  n  —a  s  les  mêmes 
valeurs  cjuG  ci  d^var^t  (4S).  On  en  conciurs  aisément,  en  réunissant  tous 
leî  termes  qui  reïT^lterofit  de  ces  diverses  subsjitaûaïy  ,  que  k  nombre 
que  BOUS  vouloqs  calculer  esr  représenté  par  ia  sene 

^''~"~'\     '"-t-»-»-3      «^.?-j-a         ti^-''-0   ^ 
^  .  . j^  ^ 


(     -'7     ) 


,     ap  +  m  —  H  —  it—i       ip-hm  —  n  —  9t  —a  p-4-ni— /   z^'^''*'*'-'   , 

•  ••-+-  -^ '  — ^ •  •  • ^  HH  etc. 

I  a  p -n— / 

on  ce  qui  revient  âu  raême  (4-9>)  par 


r-t  +  io 

C  -H  etc. 


*-f-»(p —■  —  /)  — 1     t-»-a(/> -n  -  i)  — a        A^j,_n_f 
'  I  a  ^— B— j 

il  suit  de  tout  ce  que  nous  venons  de  dire ,  que 

(«  +  !/)         n»-(-ap—  1       m-i-ïp-a  m  + 

B  = • .....  —Z. 

'  '  P 

B  —  -B  —  ^--B'  

I  i     a  ** 


S «-^-1 -r^rrTB  -etc. 

<       ^  »■  a 


i4-a(p-«-0-i     A-^-ll'f— n-  f)"-i         A-f-e  — «  —  *_*"+-'>  ^      , 

_ !_ , . .., — I C  — eic.ri^j. 

I  »  p—n—  s  l-j- 

5i.  Si  !'oû  double  cette  équation  ,  et  qu'on  en  retranche  l'équation  Piî], 
tous  les  termes  affectés  do 

B  )  ^'  >  ^  » D  j   etc. 

disparaîtront ,  et  il  restera 

(■+»)>  ) 2  m-f-ap     ^    m  -^  i  p  —  i         m  -t-  s  p   ~  :.  m-f-p4-j 

~~'  I  3  ^  '  "  p 

(V-»)        at-4-a   ^<»'-«-^-        îi-4-4      i-4-^    J*'  — -'•» 

—  a  t^  —  _— _—  v^ ,^  — 

I  r  a 


a4H-3fp-n  — O       »^-aCp -n_y'.- '.  A^-p  — «-«  ^-i  .,<"+*-'> 

•  •    •      ■  ^  afr 

I  a  il  -  ,1  --  S  ^^'^ 

jn-t-ap        m  -Ha^  —  I         m  -»•  a  p  —  a  w -f- p -t-  i 

X  â  '  3  '  '  "  p 

D    2 


(  ^5  > 


+  c         H p~  c  H -■     c 


-J — ■•  '      ■  ■  ^ — ^ —  ••  ^-^-î-^^ G  -r  etc- 

nui  se  reJuit   a 

(•B-i-i/')  m         ji_j.jp_i  m-f-îp  —  i  rT;-f-i.-4- 


2  3 


2  '  3 


Cn+iJi 


■"i"  a  3  p  — «  — j  •  i.      j' 

(n) 

';.  Si  l'on  fait  attention  que  C  =  i  ,  et  que  tour  terme  de  la  suite 
de>  C  .  do'.ir  l'indice  serait  plus  petit,  égaierait  zéro  .  on  verra  facilement 
que  tan',  que  2  p  —  rz  est  plus  petit  que  n  ,  c'est-à-dire  tant  que;?  est  plus 
pttit  que  /7 .  on  a  simplement 


B     ■      =- 


3.  -i  j. 

(  «.  +  a ,-  ' 

qui  f.^1  précisément  la  valeur  que  nous  avons  trouvée  pour  A  dans  le 

problème  précédent ,  doit  il  suit  que  les  premiers  termes  de  la  série  ôes  B, 
sont  les  mêmes  que  ceux  de  la  série  des  A.  Pour  déterminer  le  nombre  das 
termes  communs  à  ce?  deux  suites  ,  il  suffit  d'observer  que  m  -f-  z  p  repré- 
semani  toujours  l'indice  d'un  terme  quelconque,  leur  premier  terme  répond  à 
p  =  o  ,  et  le  dernier  de  ceux  qui  sont  les  mêmes  dans  les  deux  séries  à 
2  p  —  n  ■=^  n  —  2  ,  ou  p  rr=  n  —  i  ,  ce  qui  donne  n  termes  communs  ; 
celui  q'/i  vient  après  ces  n  termes  correspond  à  pz^sn,  et  ce  terme,  qui  est 

(m-f-  m) 

représenté,  par  B  ,  se  trouve  par  conséquent  égal  à 

r  '  "~~^  '^~'      3  '  *  '  n,  ■"   ^        = 

T  '  "~      î  "  3  n  '  ' 

valeur  moindre  lune  ur,ït>i  q'je  le.  terme  correspondant  de   la  série  des  A  , 
,  ( 


,_(.n-i-în) ^      m  ~^-  sn~  1        m  ■4- in  — 2  m  •^- n -i    v 


3 


(     i-9     ) 
53.  Si  l'on  retranche  1, équation  ("ici]    de    Icquatîon  C'iJ     ^pres   avoir 
rais  celle-ci  sous  la  lorme 

■  'I  'la  ' 


1  :  p  -  «  -   i 

tous  les  termes  <i<^  l'equalfon  restante  s^ronf  <ii/l»ib'e&-paT.2  ,  tit  l'ûa  obtiendra 
après  avuir  ezecir.e  ceiie  dw'si'on 


i  ï  3  p"-j-  —  r  ^^ 


ri  î 


^— ■■' : £— T a .c  etc  Vis]. 

1  '  J  fi  -  Il        s  —T  \-J 

Cette  efiuation  devant  ayoir  fieu   pourloxiteî  le;  valeurs  de />  ,  00  pourra    y 
ocnte  />  -4-  T   au  l'eu  de  p  ,  et  l\n  aura 

.^ _  __. __^  ^7^7-  ti  4-etc  = 

■"  +  *•  f  4-  I       »>  -4-  *  ;»       I"  +  «  /—   r                       <«  4-  j?  -)-     4 
_       _  ^  .  ^         - -         ,— 


(      3d      ) 
u  j  -  <^  -•  —--  ■  ~—  C 

^  H-  7     "LifcJ    idti  ^"'  ''  "  •  ~  "  • 


^.        ___.      __  .^ —._____  X...(:<  -etc.  [«g 

54.  En  comparant  cette  équation  air«c  l'e^ijaiiçn  f  34  J     qui  est  Ja   même 
choie  que 


-h ; -^-— ; -^^ c ^  3  '  -felï.  = 


, : ^^ ■    ^-- —  C  — elc.fr 

on  ^'apptrcevra  fncile'npnt  que  ctjs  deux  qUi«:<ons  nd  diiferenj-  que  par  ic; 
riiiniejateiiis  des  coefficieas  àor.*  tous  les  facteurs  onr  ;»uçnierilë  d'une  tinif'i 
par  les  opérfitions  qui  ont  ccnduif  de  i'equaCi^n  [1.43  à  i'eq'.iatjon  [  i^j. 
Leî  cocrpcien.;  de  celle-ci  fipjouYent  le  même  dtânoninenf.  st  en  retranche  de 
ceti-r  equanon  l'équation  [  t/]  ,  et  qu'on  iubstitiit  ensuite  p-f-  i  ^  p  ,  car  on 
a  ç^r.eralenienc 

j  f  —  1  '  -f-  '        ï  p  —3/        ^  p  —  :  /    -  1  j,    .    ,    .f-    j 

^        "7""—  ~ 

%p  —  t  r        a  />  -  â  r  —  I         3  p  —  î  ?•  -  j  p        ,  -^   , 

p  _^  IF,"  Lî-''         a  p  —  -.  r*-  !  a  î   -   1  .  -     >  p  _-..)_  2 


3 


.0  — 


1£-I.*.'  ap  —  AT  — _î  sp  —  3-  -,  :  p-    r  +  3 


3 


P 


i—l/*       w  4-  a  6  -    1       «-+.ap— a  '  -«-Up-^, 

t  1  ^3         '    •       •    •       •    •  -  == 


[     3«     ) 

m-f-af    ,  w-f-'f  -  i  ^   «w  +  ap  — a  ......  ""f  f^lf      ei 

I          '            a            '            a            .    .   .    .       •  -  ^^^        ^ 

i-i    >(p  — n^«)-}-  I      t-faÇ^— n  —  y)     '  4-  a  (  r  —  r.  -  j  i  —  i         A  -f  p  ^n_y-|-t 

I                                   a                                    3  p  —  <.    -  f 

i-^i(p—n~s)   A  +  a(f  —  n  -  »)~i    Ai-j-  a(f  -<  — 5'}  —  *  4  4-p  — 1  — «'»f- »  

1                                   3                                     'j  p  —  n  —  f"" 

A-t-s(p  — n  — t)  _  A-f  a(p  — r  -3^  -  i  ^  >-f  a  (";>— ..  —  <j  — 3  ^  4-  p  —ixt  s-j-i 

1                                         a                                             î  '          p_n_»_l 

ce  qui  réduit  l'équation  restante  à 


.     2  p  —  i  r     apj-arj-j      »  p  —  a  r  —  a  ^       »•  -f"  a  p^i+^y) 

"^  I         '  â  '  3  "•      p    -r-i  H-  €IC.    = 

m  -f-  t  p        ni  -f-  2  p  —   i         »•  -f-  2  f  —  3   ,  wi  -|.-  ^  -4-    t 


^ ^_ .."::.    ,    C        —  erc. 


15         -1-75  -rr*i^  -r^'â'j^  -r 

âp— îr-f-î       an  — ar-f-i       ao  — sr  p-r-4"3    _f  •»  +  !'•) 

i ^^ "3- '-ZT  B  -h  «c.  = 

m-l-ap-4-i        m-+-  3  p  -4-  I         7n  ^-  î  p  ai  H- p  +  8 

j  a  3  '  p 

iip-it)       A-^4     (1/. -<!-/;       fc_^.6  *46     CiA— »-4)      i  4-S  l-fy  >-'-6     (ir-n-(î; 


j^ -i-i(p  — /i-»)-^î    A<4-a(p-^n  — r)-f  1    A4-a(p— n — f)       A -4- p  —  u -/■  J  +  3    f '>+-'^ 
• • ■■ r ' ••• C  — etc 

1  ?  J  p  rr-A  —  t 

ei-  y  écrivant  ^  -+■  i  au  l»eu  de  p. 

55.  Si  Jon  i'ait  attention  que  cette  augmeniaiioji  d'un  unité  dans  î&s  facteurs 
des  numérateurs  ds  ces  équations ,  est  une  suite  nécessaire  de  leur  forme  ,  on 


(  3a  > 
sn  convaincra  aisément  qu'elle  a  lieu  à  chaque  transformation  qu'on  peut  faire 
successivement ,  çt  qa«  les  différentes  équations  qui  en  résultent  ne  sont  par 
conséquent  que  des  cas  partictiiieri  d'une  ionnule  générale  qu'on  trouvera  en 
nommant  :.'  le  nombre  de  ces  trar.sfoVmations ,  à  -partir  de  l'équation  [^  17  ],  Il 
suffira  d'ajoutet  u  à  cliacun  des  facteurs  dos  numérateurs  de  cette  équation , 
ce  qui  donnera 

pC-'+V)  g -fa  „(-+«-.;  „_j_^     U^i      (r.+'.y.^)  ^^(5     „^.5     ,4.4     /a4^_<, 


i 

u  -f  M  4-  a  p       n  -f  m  4-  a  p  —  I       04   t;  -f.  2^—2  u-t-m-4-p  4.  i 

1  *  a  '  3  *  '  '  ]p 

''■'-"^       u^k  +  ^.     '^P">~i>       a4^X+4   bH-*H-3     ^»-»-4)       a4-b46    &+«+5  i4-«-j.4^(V~»-«) 

.    .    ,    i    ......    ^    . 

56.  Quoiqi^e.  la  démunstration  précédente  ne  s'applique  imtnédiatement 
qu'au  cas  où  «  est  un  nombre  entier  positif,  i'  est  facile  d'en  conclure  en 
raisonnsFftt  comme  nous  l'avons  fait  à  l'égard  de  la  formule  analogue  du  pro- 
blême précédent,  qje  celle  que  nous  venons  de  trouver  a  aussi  lieu  quelque 
soit  la  valeur  de  u  ;  on  pourra  donc ,  afin  d'avoir  immédiatement  le  cas  le  plus 
simple ,  le  seul  dont  nous  ayons  besoin ,  supposer  que  u=:  —  k'y  ce  qui 
donnera  -^ 

I  ^^i*i  ''"i'a'3  "^ 


ï  a.  3  P  —  ^ 

P~k~  1       r~i-2p-li_~i  m-f-p-A-f-i 


-f-€tC. 


"»  H-  a  p  —  A       m  4-  : 


p 
I  ^  ■       î  '^  ^         •  T  '  3  ■  J  ^' 

I     ■ 

=s   '>-*•       a  ^.~  a  - 1         sy^n^a  p  -  g -f  t 


etc. 


(     3?, 

en  inettaol;  à  la  pkce  de  A  sa  valeur  m  -^  n. 

57.  La  Forme  des  coëfSciens  du  premier  membre  de  cette  équation ,  fait 
voir  »ju'ily  existe  une  lacune  depuis  le  ferme  pour  lequel  0.  p  —  ar  — fr=^o 
dont  l  indice  m  4-  2r-=?n4-2p  —  k  =  2  p  —  n  ^  jusqu  à  cului  pour  l<5<juel 
£  ~  j  -  k  -{-  t  =-"  o  ,  dont  l'indice  m  -{-  2  r  rn:::  m -^  2  (p  —  A  -f-  i  )  ï^ 
2  p  ■—  m  -  2  n  •^  ?,  :^=  2j3  —  «-—  /<-f-2  ,  Ces  terme?  ,  et  tous  les  termes 
intermediairas  se  réduisent  à  zéro,  parce  qu'un  des  iac;eurs  de  leurs  coéffieiens 
s'évanouit,  le  premier  membre  se  trouve  ainsi  divisé  en  deux  parties ,  dont 
h  première  peut  s'écrire  &insi  :  ' 

(-''/'       fc_e    :"'-f^^-^j        i-4  ft_3    (''M;'-4J       ^^6   A -f>  fc-4  „^"'-'-*''^^>  , 


\     «T •-  -   ■ .  —  'I  •  — 1 — t:^- —  •  •  •  .     '   '■  H 


^-ir.l 


_ B  X  ctc 

—  1  a  3  p  ~r  "-  T 

jusqu'à  ce  quon  arrive  à  un  terme  dont  Je  coefficient  s'évanouisse-;  la  seconde 
partie  du  premier  membre  doir  commencer  au  terme  pour  lequel /> — f=:A> 
et  «  (  p  -  r  )  —  Â= A ,  ce  ternie  est 

1      a    '    3"  ; r  ^  » 

elle  sera  par  conséquent  représentée  pat  ia  smte 

T    "i    ■    3"*"T^  ~*"    î     ■T'*3""F+78  + 

ji:-t-4  k-r3  k-i-z  3        (»i>-« -*-■<)    ,    /j-}-6  *_-,-£  '<-/-*  4       <'a/-«-t_6> 

.  a     ■     3  k  +  z^  "**     r~'     a     "T"  ■a".^!^ 

2p—2t   -A      2»_ar  — A— I      ap_2r..jt_î  p_r.    *-f-I      (m+it) 

— _  .  -?-^~^ — —  ......  r. i-  £  I  Qtc 

I  s  4  f)  _  r  ' 

dont  les  premiers  termes  ont  été  formés  du  terme  géitera! 

zp—jr-t-     z,f  —ir  —  k  —  l      tp  —  tr—k  —  2  p—i-~lc^x       f'»»+'*/'^ 

F~~*  *  z  3  ■  '        jz;       B 

en  y  faisant  successivement  r=p  —  k  ,  r=^p--  k  —  i  ^t=: p—  k  —  z,  ete 

58    II  est  aise  de  voir  qu'il  y  a  dans  tou?  les  term^-s  de  cette  suite  ,Jlffac» 
teuTS  qui  5e  trouvent  eu  même  temps  au  numérateur  et  a»  denovnînateur  ,  et 

E 


On]  soiiT  3ai;s  le  ternie  général 

p-^r—  k-i-i,p  —  r  —  h-^-i.p  —  r  —  k-^'3 /  —  ', 

c'est"  pourquoi  elle  se  réduit  à  cette  foTiae  plus  simple 

Cif  —  a-k)         4  -f  a  „ci/-/.~A_î)        44-4    *-j.3      ';.»-«-*-4) 

t  4-  6      «4-5      *-f-4  „<if--«-A  — 6; 


,     ip  —  tr  —  i     2p~lr-~lt—  t      zp  —  zr  —  k—î  ■  —  r-f  l       («H-ir) 

-r* : '  — —  • z ■  ' 1  »»  -r-  ^^c. 

'            ï                       a.                          6  p-^—k                       ' 

Cl  l'équalion  [19J  devient 

I                      '      I        i  I         2        j.                     ' 

4.  t  — arp-O    «-âpy-O+i    jl,-a(p--)-f  2  /t-jj  +  z-  — I       («-irJ    - 

—           J           ■             a           ■  "           3  p^T          ^                 + 

I                                      l'a  "^       r"  "    a    *    3 

^'P--r~k    zp-ir-k^i    ap-a/ -it-a  /--r  +  t    „{«4*'')   _«     ,,., 

r  •  ;  ■    o ^   .  .  •  -  ^_-    jtv  -*-  (,1t. 


a  p  —  1      a  r  —  /»  —  r       2/'  —  n  —  a  p-n  +  i 

I       3 


_    ^a(p-f.-0--i     aCp-n-î)-3    a(p-r.-0_3 p-n-/+i   r"""^"^—  etC    [  30  7 

'  â  3  p—n—s—i  '  ^ 

OÙ    i  ai  dë^gné   par  r  la  valeur  de  r  plus  petite  que  p  —  h  ,  tandis  que  r 

comjnue  à  représenter  celle  qui  est  plus  grande  que    ^^  ~  ■    - 

69 .  Si  l'on  se  rappelle  maintenant  que  C  ,  est  le  nombre  des  arrangemens 
dont  3/>  — ,T  parties  sont  susceptibles, dans  la  supposition  que  la  dernière  achève 
de  ruiner  le  joueur  C  ,  sans  que  ni  lui  ni  le  joueur  B  ait  été  ruiné  a   aucune 

j  ••■>  -  .,  (i/"  —  1) 

des  parties  précédentes  ;  on  verra  quon  peut  laire  à  l'égard  de  C  ce 

que   nous   avons  fait  (  47  et  suiv.  )    à   l'égard  de  B         ''        Fouî  cela  on 


(     35     ) 

observera  que  les  twTangemens  dont  le  nombre  est  représenté  par  C  ', 

doivent  éire  Composés  chacun  de  p  —  n  parties  gagnées  par  le  joueur  C  , 
et  de.p  parties  nerdues  par  le  rnême  joueur,  puisque  ce  n'est  que  dans  cette 
hypothè-e  qui!  reste  en  perte  .  sur  les  2p — n  parties  ,  des  n  parties  qni 
lui  enlevant  touH.-  ja  fortune.  Mai-  en  sait  que  zp  —  n  parties  peuvent  sa 
partager  Je 

sp—  1       2  p  —  n  —  l        2  p  —  n  —  2  p,»n  •+  I    * 

12  3  '  p 

manières  différentes,  e:i  deux  groupes,  l'un  de  p ,  et  l'autre  âe  p —' n 
parties ,  il  ne  s'agit  donc  plus  que  de  retrancher  du  nombre  exprimé  par 
cette  forniiile  ,  i".  le  nombre  de  ceux  de  ces  arrangemens  qui  supposeraient 
le  joueur  C  ruiné  à  l'une  des  parties  précédentes,  et  qu'on  trouve  en  repré- 
sentant toujours  l'indice  de  cette  partie  par  n  +  2  r ,  et  en  observant  que  le 
iv^ueur  C  n'a  pu  y  être  ruiné  que  par  des  arrangemen    de  s  parties  gagnées  ^ 

(n  +  23'j 

et  de  n  4-  j  parties  perdues ,  dont  le  nombre  est  désigné  par  C  .  et 

auxquels  il  faut  joindre  p  —  a  —  j  parties  gagnées  ,  et  autant  de  parties 
perdues ,  ce  qui  peut  s'exécuter  de 

z(p—n-.s)      2(p  —  n  —  s)—t       afp— n  — y)  — a  p  —  n—s-^  t 

i  T~  3  '   '  *       p— n— f      ' 

OU  ce  qui  revient  au  même  de 

i(p_n— s)— I      a(p  — ri_î)— 2     2(p_n  — j)  — 3  p  _  jj  _  î  n- I 

£  -  .  ~.  .^  - 

manières  différentes  :   on  aura  ainsi  la  formule 

a(p  — a  — s")— I       z(^p~n—s)  —2       2(p  — n— î)  — 3 
2   __ .    _ ^    .    _ 

dans  laquelle  il  faudra  donner  successivement  à  s  toutes  les  valeurs  possibles  , 
en  notnbres  entiers  ,  depuis  s  =  o  jusqu'à  s  =p  —  n  —  i.  On  a  dans  cette 
dernière  supposition  «-f-2J  =  2p  — /i  —  z,  et  il  est  évident  qu'on  ne 
pourrait  assigner  à  s  une  valeur  plus  grande  sans  rendre  négatif  eu  nul  le 
nombre  p  —  n —  s  des  parties  gagnées  et  des  parties  perdues  ,  entre  la  partie 
dont  le  rang  est  n-i-  2  : ,  et  celle  dont  le  rang  e^   2  p  —  n. 

6e    Commençons   par  la  dernière  de  ces  substitutiorH  ,  et  réimissons  t«v$ 
ie?  résultats  qu'elles  donnent  successivement  ,  nous  trouverons    pour    ia    j'î^e- 


*  On    pourrail   prendre  l'eipressioa  cquiralente   et  plus  simple 
s  p  —  n      3p  —  n  —  I       ap  —  /»— i  pH-i 

I  2  3  p  —  n 

mais  elle  conduirait  moins  directement  au  résultat  que  je  me  propose  d'obtenir. 

E  z 


P- 

n  — 

s  _ 

l 

P 

—  n  - 

-f-lhl 

c' 

8  + 

i» 

) 

p 

—  n- 

-s~  l 

(    36    ) 

a".  !e  nombre  des  arrangemens  qui  auraient  amené  la  ruine  du  joueur  B  avant 
la  partie  dont  le  rang  est  désigné  par  2  p  —  n.  Ceux-ci  sont  composes  d'un 
nombre  m~\~r'  de  parties  gagnées  par  le  joueur  C,  et  d'un  nombre  r  de 
parties  perdues  par  le  même  joueur  ,  qui  ont  ruiné  son  adversaire  à  ia  partie 
dent  le  rang  est  m  +  2  r' ,  et  auxquelles  il  faut  joindre  p  —  n  —  n:  —  r' 
■z^p  ~k  —  r'  parties  gagnées  par  le  joueur  C,  et  p  —  r' parties  perdues  par 
le  même  joueur,  pour  avoir  des  arrangemens  de  ^  — n  parties  gagnées,  er 
de  p  perdues  ,  on  aura  donc  ia  formule 

1  •  l  •  3        ~  •••  p_,'_A  o 

et  eu  faisant  successivement 

T*=p  —  A,  et  m -f- 2  r'=m-f- 2j3  —  2  A  =  3  p  —  n  —  h, 

t'  =  p  —  \  —  I  ,  et   m  -4-  2  r"  u=;  2  />  —  7;  —  k  —  z  , 

r'  =  p  —  A  —  2  ,   et   m  ~[-  2  r'  =^  2  p  —  n  —  A  —  4  ^  etc. 

on  tfx)uvera  que  ia  seconde  série  ?.  retrancher  est 

li  -f-  -  -  B  4-  -p-  •  -j-  B  -4.. 

k'-€      A-t-5      *-4-4      rip~a-k^r,i 


if-ir     k      »p  —xr'  —  k-  r      ap-tr'  — Jt  — â  p_r'-f-i        (m+ir') 

-i ;  ;:  3  ■  '  •  •  ^— TCl  ^  •  4-  etc. 

donc 

(2^-n;  ap  —  n  ap— n—  I      il^  —  n — a  />  — n-f-1 


C 


3  ;• 


(»/«•«  —  !)  3^<*''— ""«>          <  /.     r2>^— «— 6) 


«J 


-B  —B  ^ B  .- — -^B 


(    37   ; 

an— 3'  —A   3«  — îr'  — à— 1    ap— ar  — A— a        p_r'-f-i     (m+ir') 
— ; . 5 TTT^B  — etc.Cai]. 

L'équation  que  nous  venons  de  trouver  se  ch»nge  par  ia  transposition  en 

5  -s J5  -f- D  -4 ,___5  , 

'      c  I         a     ^  »        I         i  3 


.    ap  — ar'— i   3p_ar'  — i—i    ip— sr'  — i  — a        p— r'-+.»     (m  +  ar'  ) 

^^^ 1-^^-^ _ ;-r7rr^B  +etc.- 

2p  —  «       ap  —  71—1       a??  —  .1  —  s  p  —  n  -y-  t 


F 


C  —     âC  2iC  2S.4.C 


â(p  — n— i";— I    i(r— n— r>  — 2    i,  .■>-«  —  >'•  — 3              p-n  — s-+-l       («t-i») 
,  2  -—^ •  —~^ — — ^ •  •  *  -^ r-  etc. 

dont  tous  les  termes  fort  partie  ds  '.'équalion  [  20  ]  ;  il  suffit  donc  pour  ]a 
retrancher  de  cette  équation  ,  d'y  supprimer  tous  ces  termes ,  ce  qui  donne 


-r  —■■ -  ^ — i. — — ■■ — — •• — B  -4- etc. 

—  ï  2  3  p-'- 

=  o  [22]. 

61.  On  voit  par  le  procédé  qui  nous  a  conduits  à  cette  équation,  qu'on  ne 
doit  en  prolonger  le  premier  membre  que  jusqu'à  ce  qu'on  parvienne  à  un 
terme  qui  s'évanouisse  de  lui-même,  ce  qui  arrive  dès  que  r  est  plus  petit  que 
?f  "~*  ,  ou  qu'il  lui  est  égal ,  d'où  il  suit  que  lorsque  h.  est  pair  ,  le  dernier 
terme  est  celui  pour  lequel  '■==/>  —  -  -+■  i  ,  ce  terme  est 

i  C^  +  î^  — *+*)  (1^  — n  +  i) 

»  .3.1    .    .        ,   ,  ^_     JJ  =   *     B 

l'équation   [aa]   est  composée  ,  dans  ce  cas  ,  de  -termes  ,  puisque  r  est 
susceptible  de  *  valeurs  différentes  depuis  r=p  —  *  +  i  ,  jusqu'à  r  =:  p  , 

mais  si  k  était  impair ,  là  dernière  vftleor  de  r  serait  p ~  ,  et  le  leirne 

correspondant  vaudrait 


C    38    ) 
L.i.s  .  .  .  .  ...    '    ^     B  =   B 

2 

Amis  ce  cas  1  équation  [  aa  ]  aurait  -^  -4-1=  —;;--•  termes  ,  car  c  est-là 

Je  nombre  des  valeurs  qu'on  peut  donner  à  r  depuis  r^p—"  — ^  jusqua 

r  ■=^  p  ,  inclusivement. 

62.  Dans  l'un  et  dans  l'autre  caj,  le  nombre  des  fermes  de  la  série  des  B 
qui  entrent  dans  l'ëquatieii  [23]  ,  étant  constant,  chacun  d'euï  se  forme  des 
précédens ,  en  vertu  d'une  équation  du  premier  degré  d'un  nombre  déter- 
mine de  termes ,  et  la  série  des  probabilités  à.\x  joueur  B 


est  du  nombre  de  celles  qu'on  .appelle  recunenteSf  Toute  série  de  cette 
espice  étant  le  développement  d'une  fraction  rationnelle,  il  suffit  Ac.  df;- 
termincr  la  valeur  de  la  tracrion  qui  répond  à  la  série  que  nous  venons  à^ 
trouver  ,  pour  avoir  la  limite  des  probabilités  que  le  joueur  B  finira  par  Se 
ruiner  s'il  continae  indéfinimeut  à  jouer 

63.  La  série  éiant  mise  sous  la  forme 
— TB     -f-B  — ^T-hB         — - — -4-B  ~i  -^  + 


.     « -^  B  ,— — ^  -^   *'^^'  ) 

elle  se  trouvera  ordonnée  suivant  les  puissances  stKsessives  de  la  quantité 
..-..t. —  ,  et  d après,  la  théorie  connue  des  séries  recurrenl^js,  !  équation 

B       — -3         4— -—B         — r'"T-xB  >         H- 


-J-  I  a  3  '         p  „  r  • 

dont  le  second  membre  peut  être  regardé  comme  ayant  été  rédiiil  à  z^ro 
parla  transposition,  aura  pour  premier  membre  le  dénomiaafeur  de  la 
fraction    génératrice   de  la  série 


c  39  ) 

-^    .    .    .    . 4-  5^"+*''  —^- 1-  etc. 

Jans  lequel  on  aurait  siibstiiué  les  termes 

3  ,B  ,B  ,B  , B  ,etc. 

à  la  place  des  puissances  successives 

ce  la  quant it'^  — ^' — ;  .  On  obtiendra  donc  U  dénominateur  de  cette  frac- 
tion  en  subsiLcuan:  au  contraire 

2  la  place  de 

B            :B                ,B                ,B  ,...B  ,  etc. 

dans  le  premier  înembre  de  l'équation  [22]  ,  ce  qui  donnera 
^_^izl ?         ..<'-'»/- 3         9^       kj-6    *-J.    fe  — 4         y^ 


—         I  a  ;  p~"  (r-t-5/'-^'-+^'^ 

pour  trouver  le  numérateur  de  la  même  fraction ^  on  considérera  ia  série 
comme  le  quotient  de  ce  numérateur  divisé  par  le  dénommateur  que  nous 
venons  de  déterminer  ,  d'où  l'on  conclura  qu'il  àu&t  pour  avoir  le  numé- 
rateur de  multiplier  la  série  par  ce  dénomuiitceur,  On  exécutera  ^ovlq  la 
multiplication  ainsi  qu'il  suit  : 


r 


+ 


03 


«1   ( 


<^         <fe 


'11 

o,|r 


w   l 

t> 

i  1 

•«=~ 

ic^ 

W_ 

t3,^ 

3 

3 

+ 

+ 

$* 

M 

•^ 

1 

& 

>w 

^^ 

/-^ 

V-v 

».i 

tH 

+ 

M» 

'^. 

1 

4 

(    4'     ) 

64-  La  dtrnior^  des  coU>nnes  que  nous  avons  écrites  dans  le  produit  les 
représeme  toutes  ,  ccsï  pourquoi  nous  aurions  pu  nous  dispetiier  fi  écrire 
fnènie  îej  premie'-is  cjlonues  de  ce  produit  qu'elle  nous  aurait  données  ^ 
i-irsque  nous  en  aurions  eu  besoin,  en  faisant  successiveineut  p=o  ^  p-~-  i  , 

p  =  a  ,  u  =  3  ,  etc.  Or  ,  is  coefficient   de    — — ~r^  dans  cette  cobnn;»  est 

précisément  !a  mefn»  chose  que  la  partie  du  premier  membre  de  IVquaiion 
[^o]  qyi  précède  la  lacune,  en  transposant  le  reste  ds  ce  membre,  un 
trouve  que  ce  coefficient  est  égal  à 

2  p  ,1          ^  p /7—  1  *o— -n— â  p  —  ft-f-I 

~"T~  *  "     z  """1         ""7 


aÇp— n-i)-i    a(p-'î  — 5)-a    ^{p  —  n•~s')  —  '^    ^    f.~«---.4-£       Cn  +  i/) 

I               *              a  3  p  —  a—s—x  '  ^''" 

('i'-'»-'^)  _  /^-+-3^<»/-''--*^"î) k+Jt   kj^      (.rp-n-k-^)         k-^-à   kA-h    i-t-4     r!p.,.^_t_j- 

2;;_a  r' -    i  .  zp--îr'  — t-   1      xp—Zr'~k~2  p  ~r'+X      {/»^^-Sr') 

veleur  qui  se  réduit  ^  rere  ,  d'aprèi  ce  qu'on  a  vxi  (6o)>  en  vertu  de  le«^ua»ion 
[iil-  dès  c\\j-i  cette  dernière  commence  à  avoir  lieu  .  ce5t-*-dire,  dès  au? 

C  ,  et  les  autres   fermes  de  même  nature  ne  sont  pas  nuls  :  toutes 

les  colonnes  du  produit  précèdent  s  évanouissent  donc  deiles-mémes  ,  aussi- 

(,  ip  —  n)         J'^P-  »  •-  e- 

tôt  qu'on   est  parvenu  a  des  termes  pour  lesquels  C  ,  C  , 

L  ,  etc. ,  £1  B  ,  B  ,  B  ,  etc. 

cessent  de  se  réduire  à  zéro. 

6S-  C  est  la  première  de  ces  quantités  qui  îaiîsfait  à  cette  tondiiion, 

cela  arrive  quand  jjzrrn  .  puisqu'on  a  alors  C  =  C       =  (  ,  ii  ne 

faut  donc  tenir  compie  que  des  cclonnij;  pour  lesquelles  p  est  plus  petit  que 

f 
n ,  effaçant  dans  (a  valeur  çénérale  du  coefficient  de   — 2 les  tern-.^îs 

que  cette  stippoiitieu  fait  ev-inouir,  elle  >e  réduit  à 


— _  .  — — — — % — :-— - ....  .  -—^ — - —   B  -^  etc. 


C      ^3       ) 
I  1  3  —  ■    t  2J     . 

66.  Cette  nouvelle  valeur  devierd  encore  nulle  ,  par  It/anau.sî^m.nt 
de  508  f^cteiuô.  aepuis^^.  ^-i.  jusqu'à  p  =  :,  o.  jusoo'a  ^  =.  "-±i'    , 
mc,us)ve.nent.,  suivant  que  n  est  p.ir  ou  impair;*  d   ne  T.stp.a  d»oc   dans 
le  produu  que  nous  venons  .ie  trouver  que  le's  cclonn.s  roJ/l.s'Xs; 
une  valeur  plus  petue  que  ^^  .  e.  ces  colonnes  .e  réduiront  chacun; à  >■«  Ll 


B^""^'^—!^'.  '"^-^ 


et  on  «t^nera 

/■"  +  V  k         2. 


-!•" 

b"""^ 


-  3        '•*■      fZT'^         ^  etc.:-- 

4:  "-.;  "^ . iLiiJir.^ .  •:'"^>-'-^:^ . ,  _  ^r-p- 1 

le  n„„,erateur  de  la  /raction  génératrice!  ta  sér.e        ' 

^•"^  (  ;;.  -j-  j\ 

est  doncega)   k  v;4-:?; 


(^  f  ?r      '        l  a         '"- — ^T. • •  - .    .    î. 


0+5)* 


et  comme  le  dénommateHr     tîon,  U-^î;'   "^ 

«eHr,com«ou.avons  déjà  trouvé  la  raieur,  peut, 


C    4»    ) 

cause  que  /> ,  r ,  et  par  conséquent  p  -  r  ,  y  sont  absolument  indéterminés , 
être  écrit  ainsi 


X  —  *-'  1         .  7'-4.*-3 f_ k-6    k^    *-4         ^^ 

P  (I  Hh  î) 

on  aura 


+ 


pour  la  somme  des  probabilités  que  le  joueur  B  se  ruinera  — ^ — -  v 


.etc. 


67.  Ek  raisonnant  comme  nous  venons  de  h  faire  pour  le  jousur  B ,  à 
l'égrud  du  joueur  C ',  on  trouvera  que  la  somme  dés  probabilités  que  ce 
derni.?r  ie   ruinera,  représentée  jusqu'à  présent  par 


'''"  '  ■    ^    '  '    .1 u  c.      " il. 


est   égale  à  — ~ v 


m  -z 


I . — i ^"Ui ."Izl .  _^ ^_»»-2p   m-ap-f  I   m-ap-4-t       w-p-j        ,/f     „  ^ 


Zl .  _i__   I   ^  —  ■♦  ,  ^  "^    __£__—  ,    ^_— J»?  ^-ap  +  t    ^-ap4-a        k- p  -  x  <jP 


68.  Multiplions  maintenant  en  baut  et  en  bas  par  (  i  -{- ^ }  ""'  rr= 
(  I  -h  j  )       *  ,  les  deux  valeurs  que  nous  venons  de  trouver  pour  ces  deux 

'*  Oa  s'assurera  facilement  qje  celte  triulHpIicjtion  suâlf  pour  faire  dirparairre  io^ 
factions  conletiucs  dans  les  numérat^urb  et  dans  le  dénoniinaîeur  contmun  de  ces 
deux  quantités,  si  Ion  feit  aUeclion  que  a  p  qui  représeute  l'exposan*  d«  X  +ç  ,  dani 


B  z 


(    44    ) 

sommes  .3c  probabilités  ,  la  preniière  devieiulra 

f,4,)      -  . — î(i-t9)      -t- — ^ ?(!-+-?;       r- ^ ^ ~{ i-_5(H-ç; 

I  13  —         1  i  6  p 


1  — îe-î 

±'?tC. 


(i-Vj; 'i^'+îJ       -i a(i+?)       -^ ■- ^••- -^--9  (î+î.  ^e^C 

e\  h  seconde 

g-  y 1^ î f ■: 1 1_ — , 

^-t     k-  2    ,        ^A-3     k~4  A— 3    V  *-^  ,  /'     ir  .(f  — 2P-+-I    A— 21H-S       /.— u~i    p^        ^■^-V-'_ 

(î-^-!/)     ~— -3(1+?)     -^-pî.---5'(i-<-t)     ±-^ ^3     ■••—3 •— 5('-f-9)        -f-etc. 

Les  numévatcurs  et  le  denominaïf ur  coav.riun  de  ces  nouvelles  valeurs,  eun: 
des  cas  pariiculiers  de  la  fj-rrr.'jle 

,    ,     *-»        ■•■—2    .    ,     *-î    ,    Af— 4    »     3     1,    ,    ^"-y         x~6    y  — 6     .»— 4    ?,       .»-•; 


—   q  (j-i-'ii  -|-  e'c. 


voyons  d'abord  si  cette   dernière    ne   pourrait  pas  se   réduire  à  une  formri 
plus  simple. 

6g  JBn  renversanf  l'ordre  des  facfeurs  dort  sont  composés  ff-s  numéra- 
teurs dts  cccrtSciens  de  se-  dittereiis  Jr-nnts,  et  en  dév?-lor>p,jnt  les.  puissances 
de   ï —h  Ç ,  «n  jnettia  d'abord  cette  quantité  sous  la  forme  suivante  ; 

leurs  rennes  généraux 

n  -    2  p     n—  3  p-f-  I     n  —  a  p-f-  a  «■  —  p-  —  i  ç*" 


V„  >  et 


'  -  3  P  i^-^qf^ 

m—zp    tfi  —  a  p»4- 1     m^  X,  p -fr-a  ei~p~~.i  q' 

ï  a  3  "•»..-   -      ^— -      -~-~^^^ 

ft  —  a  p     fr  —  2  p  -4-  I    k—  i  p  -h  i  jj_p_i  çP 

doir  t-fre  né"cessa?remcnt  plus  petit  qne  «  dans  le.  premier  ,  riiio  m  dans  ,'e  second  ,  et 
quft  il  dans  le  troisième  ,  pous  que  le*  coèâlcieas  àxi  ces  termes  ne  s'évanouisseûi  pas. 


C    44    ) 

*-a        *-.*    X-?  ^    *-a  x-3  *-4  j  *j2f    *-^.^  -  ^- ^- *"^  . .  .^g=!.f    etc. 


x_3   ;r_4   ,     *~3    *-_4    x__5    ,  x -3_  r-4    x  - 1.    x^       »;p-^3  ^ 


.etc. 


i 


"7  l  T~^  ""     i  i     '     3     *      i""    p_3 


y-p-i  .  ••^-F--,».  .  >^-P-3   ,  _  ''- V    .p  +    etc. 
I  '         i  3         *  p        ^     — 


■t- 


etc. 


on  observera  ensuite  que  ati  t  représentant  deux  nombres  quelconques,  on  a 


— /— î 


«  »  f       f— X       ,  t       t~\     t  —  S.      ,     .  ,t       t~J     (—2  '  — F"*"^-' 


.—  I 


ces  deux  équations  multipliées  1  tine  par  l'aulTt  donnent  (  i  «~  <t  )      ou  --^  =s 

t+i         t-ht    «4-1    *Jl»+3   !-+-»    '•+•''_.         _.   '-^P   ^+p-t    r-4-p-a    /+p  — 3       /-n    ,.  ^ 
'+-7^"^^     ja  ia3  'iâ?  4  p         ■ 

t  /-f-t     f      i        r-4-»     f-4-i     j^    î  f4-p«-i    f+p  — a    /+|;— 3         r^- 1      r     p 

j*  r~'  T  T"        ai  I  a  3         '     p-i      I 

"T^j'â"!       "l'a""'"'"^        I         '        2  'p  —  a       1       a"~'~  ^'^' 

t     f— I    )  — a     5  r+p  — 3  /-Ht       '      »~i      /—a      r 

7  "7         3"  *  *  i        *'p  — 3"i'     a      *      3      °  ^^*^' 


/       r — I     t  — a  f— p4-i      r   1 

■4-  -  .  '  -r-    • a  '^-r-  eiC 

—   :         a  v^  y  — 

+  etc. 
mais  on  sait  que 

— ^^=1-4- a-t- a*-i-û'-i- :     :   -f- a' -4-  etc. 


(    4<î    ) 

ec%  deux  développemeiw  d'une  même  quantité  devant  être  ideniiaues  quelqu? 
soit  !a  valeur  de  « ,  on  en  peut  déduite  cette  suite  d'équations 

/-fa     t  -h  i  f-4-  1   .  J^     î_  _|_      *—  «   

»       a  I      I    ""  I  *  ~~r~  —  *  > 

M-3     r-f-a    r-t- 1  t-t-s    r-+-i      /  r-f- 1       »      r-i  /      r  —  i    #-a 


'"*'."    •  ->.^—  i     r  f-p  -  i    r  -r-  p  -  ?        t-(- ;         ;-i-p-s    r-t-p-a    .--f-p  -  3         f -f- 1       r  _i 

1*3         3         ;i         7"        ;         i        3        p-i  '  1  "^ 

I  *  p  —  3i'a  I  'p-i'T'  ""s       *      3"      *" 


_,      r      r— I      f  _- s  f  —  p-si 

""■    I        A  >  p 

et  ainsi  da  suite. 

7c.  Ce»  équations  ayant  lieu  indépendamment  les  unes  des  autres ,  et  pour 
toute  valeur  de  /  ,  on  peut  supposer 

dans   h  première  t  =zj=  x  —  3  , 

dans  la  seconde     t  =  x  — -  3  , 

dans  la  troisième  t  =  .v  —  4  , 
et  en  général  dans  ia  dernière  î  =  x — p  — i  ,  ce  qui  donne  en  substituant 

*  —  I  X  —  2. 

»— I     JT  — 2        x  —  3    X  — 3^^*— 3     *  — 4 

I     '    2  i  i       "^     I        ~â  * 

X  —  1    «—a    «—3        jr—a   *  — 3   y—  4    .    »—  3  »—  4    x  —  !>        «•  —  4    *  —  i    x— 6 


x-i    *— a   *—  3   jr  —  4  ^  t  —  p       y  — s    <—  3   »  -  4    »  —&  y  —  p-  i 

""j          a     '3           4                      p               1           »          a          3'  F  —  ï      "^ 

*— 3    X  — 4   jf— 6   »— 6  «  — p  — a        *-4    *-6   x  — 6    *  — 7  v-p-3     , 
__ — .  __  ^ 


2  i         a  p  —  *  '  *  3'-i  p  -~  3 

*-         c  a  3  _   ..  p 


(     47    ) 

71.  En  comparant  les  premiers  membres  de  ces  équations  avec  les  diffé- 
reotes  colonnes  de  la  valeur  que   nous  avons   trouvée  tout-à'l'hi^ure  pour 


12  3  p  ' 


I  +  9  +  9+5-+- •••+«         » 

en  faisant  successivement  x  =  n  ,  x  =  m  ,  et  x-  =:  A  ,  on  lëduira  à  une  fonoe 
très-simple  les  numérateurs  et  le  dénominateur  commun  dés  probabilités  trou- 
vées ci-devant  (68)  ,  en  sorte  que  ia  limite  des  probabilités  contrants  au 
joueur  B ,  sera  exprimée  par 

l-^q-hq-hq4- -^  q 

3-3  i  —  t  •^ 

I+Ç  +  Î+5    + +5 

et  celle  des  probabilités  contraiies  au  joueur  C ,  par 
^,  ^i-t-g  +  g  +^^-f    ■■■^q         g  4-^        +^       -H?        H h? 

ï+q  +  d  -i-q    -\ i-q  i^q^q   ^.q    _^ ^.^ 

parce  que  m  -h  n  =  /^. 

72.  La  somme  des  deux  probabilités  que  nous  venons  de  calculer,  est  évi 
demmcnt  égale  ï  l'unité  ,  c'est-à-dire  à  la  certitude   ,   en  sorte    qu'on     ne 

feut  douter  que  l'un  des  joueurs  ne  finisse  par  se  ruiner.  A  l'e-^ard  de 
avantage  que  dorme  au  plus  riche  l'inégalité  de  leurs  fortunes  ,  il  faut  oour 
le  déterminer  supposer  tout  le  reste  égal  entre  les  deux  joueurs  ,  et  pa/'con- 
séquent  g=  i.  Le  numérateur  de  la  première  fraction  se  réduit  alurs  à  n 
unités,  parce  qu'd  confient  n  termes;  le  numérateur  de  la  secondé  et  le- 
iénoniinateur  commun  se  réduisent  respectivement  3  n  et  à  Â  unités,  et  eh 
se  rappelant  que  A  =  m  -J-  n  ,  on    voit    que   les  deux  fractions  deviennent 


et 


or  /n  r  n  ert  le  rapport  de  la  fortune  du  joueur  B  à  celle  du  joueur  C ,  la 


(   4^    ; 

probab'ilitë  que  cViaque  joueur  >  à  jeu  énal ,  ruinera  son  adversaire,  ej»  donc 
en  raison  dirf;cfe  de  m  fortune. 

78.  liOrsquô  q  n'est  pas  t^ga!  à  uu ,  eu  peul  réduire  3  deux  terme?  le  mimé- 
rateui  et  le  dénominateur  de  chaque  fraction  en  i«  multipriaut  par  q  —  l  •, 

on  a  aijisi   ^i  "  •■    pour  U  probabilité  que  C  ruinera  B  ,   et  ~ — ?-      pour 

q    —i  q    —  1 

celle  que  B  ruinera  C. 

74  Si  l'on  voulait  savoir  le  rapport  qui  doit  exister,  ï  chique  partie, 
entre  les  chances  favorables  à  chaque  joueur,  pour  qu'i!  en  vésuliât  en  favpur 
du  moins  riche,  un  avantage  qui  tendît  constamment  à  compenser  l'inégaiite 
que  met  entre  eux  la  différence  de  leurs  fortune*;,  sans  /ui  donner  jamats 
plus  d'ejpérarce  qu'il  4i'en  festeraa  s  son  adversaire  ,  il  faudrait  déterminer 
q  de  manière  qu'il  y  eût  égalité  entre  les  deux  fractions 

î  î ,  n—i 

I  -4-  q  -h')    -4-  ;    -(-..••■■  ^ 

1 -l-q-^q^-i-a^ -i- '  '  •  ■  • -i-q  ' 

et 

"    ,        «Vl     ,       (1+1     ,        n+t    ,  ,         i  — i 

i  +  î  +  a-l  î'  H- ■  +<}'"" 

ce  qui  se  f-erail  *^n  resoWan?  It^qusliun  dtt  de.^re  A  —  - 1 

S         -f-  9         -f-9         -+-•        4-^    —q        — q         — q        -— >  =  0. 

En  oomparant  Ids  deiu  fi«ichouJ 

l".-,.^    et    ?~X" 
on  aurait  trouvé 

i/". —  2  f/  "  -f.  I  rr=  O  , 

ëquaiion  dune  forme  plus  simple  j  niais  d'un  degré  p'.ijs  é'evé  que  là  prérr- 
dente  ,  et  qui  contient  le   facteur  g-~  i  ,  étranger  à  la  question. 

^5.  Dans  le  cas  oh  l'on  supposerait  infinie  la  fortune  de  )  un  de»  deux 
joueurs ,  celle  par  exemple  du  joueur  C  ,  on  aurait  n  —  ~.  Alors  le  nombre 
?»  restant  fini  ,  la  fraction  ~-^  ,  qui  exprime  la  probabilité  que  ce  joueur 
se  ruinera  ,  s'évanouirait  ,  et  la  frachoii  "-  qt,i  exprime  la  pro- 
bnbtlite  qinl  rutnera  son  adversaire  d«viendr;»ii   eogle  k  1  .  en  sorte  que  cette 


joueurs  avec  lesquels  H  j*.  trouvait  dans  le  cas  de  se  mesurer.  Il  est  evideni, 


en 


en  euef ,  comme  nous  l'avons  déjà  dii  (  6  )  ,  que  ces  jouturs  peuvent  alors 
êtrf:-  considérés  tomme  un  seul  adversaire  dont  la  fortune  seraic  infinie  ,  et 
voila  pourquoi  le  joueur  de  ce  premier  problème  devait  nettssdirenienl  se 
rumer.  Les  calculs  preccdens  s'accordent  parfaitement  avec  ces  )*;sijltats-  car 
nou;  avons  vu  que  les  h  premiers  termes  de  la  série  des  B  ,  sont  les  mêmes 
que  ctjux  de  la  série  dus  A ,  d'où  il  suit  que  ces  deux  séries  sont  identiques 
quand  t  c=  i 

*  o  • 

■;6.  En  supposant  toujours  le  jeu  égal  ,  et  par  conséquent  y  =  i  ,  et  fai- 
sant m  =  n  ,  comme  cela  a  lieu  dans  le  cas  où  les  deux  joueurs  sont  éga- 
lement riches  ,  les  dèuît  fractions  -^^^—  et  — ^  deviennent  égales  et  se  ré- 
duisent  toutes  deux  à  L.  La  probabilité  de  se  ruiner  est  donc  la  même  pour 
les  deux  joueurs  ;  et  comme  rien  ne  'diminue  la  totalité  de  leurs  fortunes  , 
le  danger  auquel  ils  s'exposent ,  doit  être  regardé  comme  compensé  par 
l'espérance  qu'a  chacun  d'eux  de  doubler  sa  fortune.  C'est  dans  ce  sens 
que  j'ai  dit  (6)  que  le  jeu  ne  présentait  dans  ce  cas  aucun  désavantage 
absolu ,  quoiqu'il  soit  toujours  imprudent  de  risquer  ainsi  tout  ce  qu'on  pos- 
sède dans  la  vue  de  s'enrichir.  La  mênae  compensation  aurait  lieu  ,  lorsque 
les  deux  joueurs  sont  inégalement  riches  ,  si  l'on  pouvait  regarder  la  perte 
de  sa  fortime  comme  un  malheur  proportionnel  à  la  valeur  absolue  ds  cette 
fortune  ;  car  en  multipliant  la  fortune  du  joueur  B  par  la  probabilité  de  sa 
ruine  ,  telle  qu'elle  a  été  déterminée  (72)  ,  et  en  faisant  la  même  opéra- 
tion à  l'égard  du  joueur  G  ,  on  trouve  deux  produits  exprimés  par  la  même 
fraction  ^^  ,  et  par  conséquent  égaux  entr'enx.  Mais  si  le  malheur  de 
perdre  sa  fortune  est  en  général  plu»  sensible  ,  quand  cette  fortune  est  plus 
considérable  ,  ce  n'est  point  dans  le  rapport  de  sa  vaietir  absolue  ,  c'est  seu- 
lement à  cause  des  nouveaux  besoins  que  se  font  les  hommes  à  mesure  qu  ils 
acquièrent  des  richesses  ,  du  rang  qu'ils  s'accoutument  à  occuper  dans  la 
société  ,  etc.  :  considérations  dont  i)  est  impossible  de  faire  aucune  évaluaJion 
numérique  ,  et  qui  me  semblent  devoir  être  absolument  rejetées  de  la 
théorie  purement  mathématique  du  jeu  ,  ainsi  que  je  l'di  déjà  observé  (  3  ). 
Le  malheur  qui  menace  les  joueurs  ,  étant  le  même  pour  tous  les  deux  , 
rien  ne  peut  compenser  l'avantage  de  la  probabilité  qui  existe  en  faveur  du 
plus  riche ,  d'après  les  calculs  précédens  et  l'expérience  constante  des  ré- 
sultats ordinaires  du  jeu   *. 


APPENDICE. 

77-  •£  m'étais  proposé  de  joindre  au  Mémoire  précédent  quelques-  appli- 
cations des  formules  qui  y  sont  démontrées  à  diverses  questions  étrangères 
a  ia  théorie  des  proba'oilités  ,  afin  Je  ne  laisser  aucun  douto  sur  Tutilité 
qu'on  peut  retirer  de  ces  formules,  dans  des  recherches  ires-différentes'^ 
celles  qui  my  ont  conduit  ;  mais     cette   utilité  ne  devant  qu'être  indiquée 

*  Tout  k  monde  cannai»  In  provwbe  trivial,  3Ufi[uet  r^tie   expérience  a  dftimo  lien 

G 


(  5û  ) 
dans  un  outrage  tel  que  cclui'ci ,  j'ai  pense  qu  il  suffisait  d'en  <ionr«r  un 
•eul  exciripli;.  Vne  formule  connue  depuis  bng-temps  ,  mais  dont  je  n'ai 
trouvé  ntllo  part  de  démocstiation  complette  *  ,  m'en  a  pKscnic  un  que 
j'ai  préfcré  3  tout  autre  ,  parce  qu'il  m'a  iouïui  l'ocrasiun  d'insister  sur  ks 
svatitagts  (]u'on  icttrereit  de  celte  formule,  si  l'on  y  ramexait ,  de  la  manière 
que  je  i  esptiquetai  bietitût  ,  plutieurs  (luéeciec  jusqu  à  présent  eparses  et 
indép«fMJante(  le»  tines  des  autres ,  dao»  <ous  les  oQvra^es  qui  eu  traitcrit. 

y%.    Oa  sait  que  dans  le  cas  dç  lenfiàsant  emi<;r.  et  positif,  la  formule 
du  binoraé  de  Newton  peut  être  «iise  «ou«  c€«e  fon.je 


-f  7 •  -^ — r* — p     '  *  ^^     -♦-*     ^  "^  *'*'•  ^^^'^ ' 

fcUe  donne  a'ors  îa  valeur  d'une  puiss^rce  quelconque  Je  la  somme  a~l-f> 
en  îoiîciion  du  produit  «  p  et  de»  sommes  de  puissances 

(1  n        M — «  «*-i         «-•4  «•-4        /1-.6  n  — ^ 

«-+-*»«       -4-*       .«        •<-*       ,«       •4-*'       ,• 


a  4-  »  ,  •'te. 


I3  fv^rmul»»  que  je  me  propose  de  dcfl^oiiTrer ,  donne  au  cootraift:  la  valt»? 
de  a^  -+- à"  ,  ea  fonction  du  pic>duil  *  i   tt  des  quarititvj- 

(4+*)"     (j  +  i)'"*    (a-f.^)"*""*     (c  +  l)"~*     .  .     .     . 

"     '     *    ■     '    •    • (a+*)  etc. 

sous  oe  pojfit  de  vue    elle    est   pour  ar.si  dire  VicvcTte  tie    k  formule   4» 
biu«me.  On  trouve  aisément  par  induction  que 

e*4-*"  =  (a-f.*)'-_i«i^<:+>)''"''-j--''  .  1~J  ^T' {.,-^f  n '~* 


— —  .  — w  a     à    cA-i»} 


H;  ^  ,  .— _ _, J_  .   i,  <a  4^)         --    etc.  [i5j  ,       . 

pour  le  dcmonurer  dune  naBlère  dompîeiie  etfeirttale  nous  cojuidtftétVBTts 
i>r  second  membre  de  cette  équation  comme  wne  lot>c*»«ii  de-  a  a  ut:  6  Ou 'il 
!■  agit  de  ramfcner  à  «ne  forme  p'us  simpb  ,  e«  Ut  iiil  que  nou*  pioposcù 
sera  rempli  «î  nous  trourcns  qtr'elle  $0  réduit  en  cfîct  k  ■i''   i-  b\ 

*  Cajtilhon,  dans  les  Mémoiref  de  B/^Un  ,  »'«tt  accupé  lie  cvile  fvriniilu  .  niait  h 
oéiftonstration  qu'il  en  donne  ,  qnoitjoe  Lien  .~uf.«iinite  à  «e  i^u'on  troi;ve  su- kinéme 
•u^Qt  daus  quelques  livres  cl^irentaifcs  ,  r^-jjose  «r^T♦^rtn»^en^  su»  un  calcul  d'iiiHaciior.  , 
dont  il  est  impossible  de  suivre  la  ourche  ,  «t  eit  4'«b  renconito  à  cfaaqwe  fas  dca 
xédttctiotis  pt  des  tnu»rottnalioai  dont  on  na  vmY  poim  ia  toute. 


i 


eu 


è       T 


+     !      -f 

jP    P    jP 

-f-    -f  + 


f  71  « 


+!        i+ 


-f- 


ci 


V 

ru 


i 


+ 


T 


î 


f  i  + 


I 

i 


B  fc  f 


1 


«1- 

+ 


i     + 


5!  I 


1  2 

.+ 

1 
« 

-f 

1, 

^— ' 

Nw- 

B"' 

•a 

•a 

^  2 

«» 

c 

«>    3 

*»  o 

«f- 

=  1- 

—  fc 

+ 

1 

(     'i*     ) 

Sc-  Si  nous  îv^prcuons  maiiitenont  1  eqiiauoa  [5j,  que  nous  en  calculions 
itj  H?rni«i«  lerme-j  ,  en  iaisant  sutcessiverneul  /■  =  o  ,  / -=  i  ,  r  =^i^  r  =  5, 
fcic   jusij[ua  7  --■  p  ,  dons  le  terme  gexiéval 

il  -j-  ip  —  ar   ';  +  2p  —  2  r  —  i    u-l-  zp-ir  — 2        u-4-p  — r-f- 1    m    m-|-2r— i     ni-|-2:r  — a        m-jh'*+-i 
1  a .  3  p— '  13  3  r 

et  que  nous  écrivions  les  termes  arnsi  trouvés  dans  un  ordre  inverse  de  celui 
qui  a  crç  suivi  dans  l'équation  [5^  ,  nous  aurons 

«  +  ap    !(-4-3^— I     u-4-ap  — a        u+p-^i         «-J-aj»  — a    u-j-ap —  3 
J  -         •         3  •         -  I  \        "  j 

u-1r^73—l^  u4-!>     "•      1^  <<-4-ap  —  4      u  +  ip-  6       u-4-4p  —  6    _  _     ^  u  4-p  —  t      "»      [^3_  .X„ 

3     ^  * " ' *  p—i      I    "•  1  *  a  '  3  p  —  a         i         a 

m     m-+-3p — I      m-(-ïp— a  ni-t-p-+-(    

^  _  .  _^  ,  _  ,,    .    .    .  ^ 

«-f-»i-+-ap     w-t-m-Hap— I      a-4-ui4-ap— a  u -4- m -+- p  4- I 

i  '  a  3  p 

Supposons /-/?  =r  —  n  et  écrivons  les  premier!  les  facteurs  où  eiUr3  cî-tr^ 
lettle ,  il  viendra 

u-hap      u   -  a  p  —  t       u  +  2p  —  2  u +-p-(   i  n      u-f-ap—i      (i-fap— 3 

1  a  3  p  ï  °  1  s         " 

art-*  f—  A  «-t-p     ,      j^    1  —  3       u  -t-  2  p  —  /j^      B-t-2p  — 5       uW-ip-6  (/  •(- p  -  t 

5  '       p-  I     '      r  '     a       '  X  â  ■  3     ""    '  '  '       p.^2 

,  I ,    n        ft  —  a  p  •+- 1        ^— „ip.^i 
■""    i  a  :^ 

B+  ap  — -n        u-hap~-n— I        u  -4c  i  p  —  n   -  x 
l'a  3 

La  valeur  de  o  étant  arbitraire  ,  on  peut  prendre  u~n  —  2p  ,  ou  i/-J-2p=ra  , 
le  second  membre  disparaît  dans  cette  iuppo<jiii«n  par  l'evanouissemèiit  d« 
JOD  premier  lacteur^  et  Ton    a 

_n  ^  "JZ-L     f  ~'^  ,    n  — pH-  1       "il  —  2n-3'?-- 4  n— p 

ï       «  3  p  '       j         1~  ■  "T~     *   '  p-  I  ~^ 


1  • 

-p- 

-  f 

p 

l 

p 

/»  +  > 

•       (I— .3      /t  —  4      n  — S      n —  5  n  ,~  p  • — j 

t      "X"  '  ~r'       "a  3~   *  '  p-'sT 


P 


C  53  ) 
le  premier  membre  de  cette  équation  étant  précisément  fa  môme  chose  que 
la  somnie  des  coëfEciens  de  a'  i'  (  a""'^  — >-  ^''~^'')  ,  dans  la  valeur  que  nous 
venons  de  trouver  (79)  pour  X,  il  est  évident  que  la  dernière  des  colonnes 
que  nous  avoiK^  écrites  dans  cette  valeur  est  égale  à  zéro,  et  comme  cette 
colonne  représente  toutes  les  autres,  qu'elle  donne  imiiiédiaiemcnt  en  y  sup- 
posant successivement  p  =  i.,  p  =  3  ,  p  .-—  3  ,  etc.  ,  jusqu'à  p  =-  '-  eu 

■'   sui\'ant  que  n  est  pair  ou  impair ,   il  s'ensuit  que  la  valeur  de  X  se 

réduit*,  ainsi  que  nous  nous  étions  proposé  de  le  démontrer,  à  a  -{-b". 

8i.  La  dcmonçiration  précédenic  noffrirair  que  peu  d'intétêt  ,  si  tout 
n'annonçait  pas  que  les  diverses  applications  que  préserte  la  formule  qui  en 
est  l'objet,  peuvent  seules  donnor  à  l'algèbre,  et  particulièrement  à  la  réso- 
lution algébrique,  des  équations  ,  toute  la  perfection  dont  cette  panie  des 
mathéifianques  est  susceptible.  On  trouve  dans  tous  les  ouvrages  ou  elle  est 
traitée  avec  quelque  étendue  ,  la  solution  des  vquations  réciproques  ;  des 
méthodes  pour  résoudre  les  équation,  du  iroisième  d>:^gié,  et  celles  des  degjés 
plus  f'ievés  dont  les  racines  peuveni  être  déterminées  par  les  mêmes  procédés; 
l'examen  des  cas  où  cç^s  méthodes  deviennent  inutiles;  des  formules  pour  l'ijx- 
traction  d':s  raciîies  des  quantités  en  partie  rationnelles  et  en  partie  ination- 
nelles  ou  imaginaires,  etc.;  Mais  on  ne  met  avic'.'ne  liaimn  en're  ces  difterens 
objets,  on  ne  les  présente  point  comme  de  simples  applications  d'une  niwme 
formule,  ce  qui  contribuerait  à  la  fois  à  en  simplifier  l  ttude  ,  et  à  les  graver 
plus  faC'Ifinent  ilans  le  memoiie.  Rien  ne  serait  cependant  plus  aise  si  l'on 
s'attacliair  à  les  déduire  de  l'équalion  [26]  ,  dont  ils  sont  autant  de  corol- 
laires immédiat^.  Ceiie  manière  de  les  considérer  m'a  paru  présenter  des 
résultats  trop  avantageux  pour  ne  pas  entrer  ici  dans  quelques  détails  qui 
pourront  en  donner  une  idée  jurte  ;  mais  je  doi5  auparavant  dire  tin  mot  de 
rapplication  dç  la  inéme  formule  a  la  détermiiiatio.!  des  fonctions  syni- 
métriques  des  deux  racines  d'une  équation  quelconque  du  second  de_iré, 
X*  —  ^  X  -|-  A  rrr  o.  En  nommant  a  et  ô  ces  deux  racmes  ,  on  aura  ^  -f-  ^ 
— -  î;  ,  <j  À  =i  A  ,  et  toute  fonction  symmétrique  de-(f  et  de  h  pourra  ctre 
représentée  par  0'  F -^  a  i'  ,  pour  en  trouver  la  valeur  il  faudra  dabo^d 
Supposer  dans  l'ecjuation  [26],  n=f — r,  ce  qui  donnera 


j  — r   ,     ,  j  —  r 


5  —  r  —  p  —  I      -i— 1»    ,P 

g       ''  qreic. 


on  multipliera  ensuite  cette  équation  par  /  b"^  =  h' ,  et  l'on  aura 


ê  A 


_    -^  .^^         ,  ^ ..... ^ ^  ^       4.  etc. 

Le  dernier  terme-  de  ceifî  iormule  se  trouve,  quand  s  —  r  est  pair,  en  &i- 
sânt  i  p-=:zt  —  r ,  o\x  p  j=z.  LZJ. .  ce  dernier  terme  t'.it 

j  —  f  >  —  t  ,  4, , 

-         a     ^     *  i-y 

i 
Lorsque  i —*■   es)  jmpriir  il  faut  pour  avoir  le  Jernier  terme  supposer  j5=; 
izJlJ-l,  ce  qui  donne  pour  la  valeur  Je  ce  terna 

4-  •-"     i     3     4 

Dai\»  l'un  cA  l'autre  cas  le  siju?  supérieur  corrcipond  aux  valeurs  paires  <5a 
n,  c'eiî-à-dire  a  ;  -  /•-"^  i»  ,  et  3  j— r  =  ^n  4-  ,  ^  unà'\f  pus  )  m'iiMur  â 
lieu  <|U»n<l  p  evl  impair,    c'êSt-à-dire  qa«nJ   x  —  r  =  4  n  ^  j,      ou    o"»^ 

^  8;  Le%  équetions  réciproques ,  coasidér»««  sous  le  poin  de  vue  U  plus 
jçéoetal  ,  sonl  celles  dont  k  î>rex:iier  membre  est  troe  fonction  iyromeîrique  ef 
houioçciie  ,  de  !  inconnu-;  et  (iuae  quantité  qu'on  suppose  OJdinairt-meat  éeéle 
a  t'anite,  miis  que  n«»3  rtiirésenteron»  parc,  peur  donner  plus  -Je  reeularité 
c(  d*  géntralit'j  âU  c«!cul ,  teute  équation  rédptoque  w  trou  eca  ainsi  com- 
prise (fins  la  formule 

OU   ce  qui  levient  au  n\«tre 

".       "1  f     '^'~  '   \       >r-»ï\,  ''/      "«—.à.       >..,<\ 

K     -hf     4-pc»  (,jf  fr  ;  H-î«    «     C*         +'-        O-f-'-fe.  =-0. 

La  forniti  de  cette  equaUoa  fait  voir  qu'elle  est  divisible  par  k  -\.  e  toutes  le» 
fois  cpe  m  vst  unpair  ,  et  comme  ie  quoriont  «t  une  équation  Treiprnque 
dont  )e  degré  esr  pair.  .!  s  en  sui'  que  U  sclurion  général*,  des  e.m.-ii.ons  de 
Ci  genre  .  ^st  ramenée  à  Celle  r»  s  ëqtiations  réciproques  d?  def .-  p.-.ir  qui 
jont  toutes  représenieef  par  la  ."orinule  !■•>      i       >  H 

en  réduit  U  solution  de  celle  -  ci  ï  celle  des  équations  do  de^re  r  ,  en  l> 
d«»i3ant  par  ûf  jf',  ce  qui  donne  " 


(     i-5     ) 
et  en  y  substituant  à  la  place  tles  gtiflWttés 

r  r  r— 1  f— I  »— t  r— a 

les  valeurs  qu'on  trouve  en  supposant  successiveinen:  n  =  r  ,   n  .=:=  r  -^  \  , 
rt=  r —  a  ,  etc.  dans  i'équation 


n    .  1—î 


«jui  n'esi  autre  chose  que  réqualion  C  ?S  1  ,  dans  laquelle  on  a  fait 
o  ^=^  f ,  *  =  ^  et  par  conséquent  a  è=  i  ,  et  «  -+-  è  ■=  ^  "*~i^  '  l''**" 
tiié  qt»e  nous  avons  représentée  pour  abréger  par  ^.  L'equiition  ea  ^  qui 
résxi'iiera  de  ces  substitution:;  ne  sera  que  du  degré  r  ,  moindre  de  moitié 
que  ie  tlegré  de  l'equatron  en  x;  c'est  ainsi  qne  la  résolution  des  équation* 
reciproquei  «Icw  degré  quelconque  m  ,  sa  réduit  à  celle  des  équations  du 
degré  —  eu  5-^'  suivant  que  m  est  pair  ou  impair  ,  car  dès  qu  on  a  lei  r  valtur' 
«Je  :j  ,  oa  ircuve  a  -^  valeurs  de  x  eu  vertu  de  l'équation 

—  -f-  —  =:  ;^  ,  ou  ^*  — -  ^  c  <  -|-  .;*  =;  o  , 

et  on  t  «n  outre  i.-  =^  —  c  dans  le  cas  où  m  est  impair. 

83.  En  faisant  dans  !  équation  [â5]  a  -f-à"  =A  ,  a^rcA  .  çt  4-f»^=rj, 
elle  deviendra 


J-.     I  a  3  f  ^  --f-  ^    '•" 

équation  entre  ^  ,  .^  et  « ,  où  l'on  peut  rçgar<îer  f  comme  l'inconnue.  La 
solution  de  cette  équation  est  liée  avec  cell«  de  l'équation  dc«  a  ou  5 
repa^sente  toutes  les  racmes  ,  et  qu'on  trouve  immédiatement  eu  considérant 
c"  et  b"  comme  les  deux  racine»  d'une  mêras  équation  du  s€CvIHÎ  degré  , 
et  en  combinant  les  deux  équations 

ce  qui  donnfe 


C    àS    ) 

a*"^  k  a"  -^   A-  --:  o  ,   ou  b'"  ■—  k  r  ^  h"  ^0  ,   [  ^8  ]  ; 
on  voit  en  f.fier  que  chaque  valeur  de  a  ou  de  ^  en  donne  une  do  *,  en  voriu 
de  l'équation  j  =  a  -4-  b  :=: a-\ —  ,  et  que  réciproquement  si  ion  avait  toutes 
les  valeurs  de  j ,  on  trouverait  celles  de  a  ou  de  ^  en  tirant  deux  de  cfs  der- 
nières de  chaque  valeur  de  ^,  par  la  résolution  de  l'équation  du  second  degré 

a'  —   ^  a  +  /^  =  o  ,  ou  ^^  —  1  b  -\-  h  =.  o  ,  [  ^9  ]• 

On  ramène  ordinairement  la  solution  de  l'équation  [27]  à  celfe  de  1  équation 
[28],  parce  que  cette  deinière  se  réduit  à  de  simples  extractions ,  après 
qu'on  a  completté  le  quarré  dont  les  deux  premiers  termes  sont  a"  —  ha" , 
c'eit  pourquoi  l'on  regarde  comme  entièrement  résolues  les  équations  de  ces 
deux  iormes 

a"  — •  Aa''+  A»=  o, 

et  l—  !L  h  {-^  ^  1  ."Lz!  fi"  {-'^l.'LzLÏ.'LLLh^  î'"  '  -+- 

I  '        I  s  12  3 


+     n       n  —  s.p^i      n_3B-f-2                   n— p_i    ip      n  —  rp  
•-  •  ■ •  - — ! — C — —  n     7                1      etc.    =  k  t 

—     la  3  P  + 

dont  la  seconde  est  sur-tout  remafquable  en  ce  qu'elle  devient  quand  n  =  3  , 

^      3    A     l k    =      0    y 

équation  qui  renferme  toutes  celles  du  troisième  degré ,  après  qu'on  en  a 
fait  évanouir  le  second  terme. 

84.  C'est  ainsi  que  les  formules  précédentes  conduisent  i  la  solution  géné- 
rale des  équations  de  ce  degré  ,  elles  donnent  également  l'expression  des 
racines  des  équations  de  degrés  impairs  dont  on  peut  faire  évanouir  tous  les 
termes  pairs  *  ,  et  que  cette  opération  ramène  aux  équations  qu'où  trouve 
en  supposant  successivement  /z  =  5  ,  1  =  7,  etc. ,  savoir  : 

ç'  —  5//^'Hh  S  h^  i  —  h  =0, 

c'  — 7  ^ -:  '  4- 1  4 /' '  c' —  7 ^' î:  —  ^=  o , 

etc.  etc. 

tout  cela  est  bien  connu,  ainsi  que  1  inutilité  de  ce  procédé  dans  le  cas  auquel 
on  a  donné  le  nom  de  cas  irréductible;  les  extractions  auxquelles  on  est  con- 
duit devenant  alars  inexécutables  ,  on  doit  regarder  comme  absolument  illu- 

*  La  nt«thode  de  Ttchirnaûs  fournit  un  moyen  bien  simple  d'y  parvenir  dans  l«s  0^113- 
tioiH  (lu  cinq-.iième  degré,  l'é^jijatiBn  qu'on  a  â  résoudre  pour  on  faire  évanouir  le  second 
et  U  quatiiéme  taims  ne  moute  qu'au  troisième  degré. 

soixe , 


C    h   X 

joirs ,  non-ssuletnent  la  solution  de  i  équation  f  27  ]  ,  mais  aussi  celle  dft 
l'équation  [  ^SJ.  En  eûet ,  le  but  qu'on,  doit  se  proposer  dans  la  solutirn 
aigeôrique  des  équation?,  e^r  de  trouver  une  Tcirmole  qui  piV5^nt«  le  tabi^^au 
duna  suite  d'operafionà  à  l'aide  desquelles  on  piih->e  en  calculer  toutes  les 
rscines ,  chacune  sous  la  forme  qui  lui  est  propre  ;  c'est-à-d>î?  .  Us  valeurs  exac- 
tes des  racines  rationnelles,  €<:  des  racmes  inistçinair-s  à  partie  réelle  rationnelle, 
et  les  valeur-,  approchées  de  celles  qui  sont  réelles  irrationnelles  ,  ou  imagi- 
naires à  pa. lie  leeiie  unuionneile.  Toute  expression  Û05  racines  d'une  équation 
qui  ne  remplit  pas  ce  bui  ne  peut  être  d  raicuA  usage  dans  la  piatique  ,  el 
doit  être  rejeté**  comme  n  iadiqnanl  que  des  opérations  laesecutables.  C'est 
ce  qui  arrivrt  a  I  "g^rd  les  é-:|U3noi:s  rnîs  nuiis  eï-ammons  ,  lorsqu'on  est  c-j'n 
duit  à  extraiifc  d-js  racines  inipaires  du  quantités  en  partie  réelles  et  en  partie 
imaRiîiaire?  ;  1  algèbre  qui  donne  1»;  moyen  d'ejttraire  par  spproximaîion  toutes 
sortes  de  racnes  d'une  quartvité  véelle ,  et  senloment  la  racine  quarrée  çt'ui^e 
quantité  ima-iinaire  ,  a  liide  de^  deux  formules 


v.**»/:-T  =  x(i/î:5Zï-ti-a.  j/1 


ï/TTTT^  =  :p  (y  IGlIii^  -  ]/ 


■vi 

'  -.- 1, 

^y". 

r^)po■\  e 

y      , — 

V  '< 

■  -f-  h- 

2 

Zi  V- 

-)r3>]  1 

Tien  présenté  aucun  pour  déterminer  IftS  autre?  racines  de  ces  quantités, 
indOpend.ifnm'?nt  ifes  équations  mpmvs  dont  elles  devraient  donner  la  solution; 
ensorle  qu'après  avoir  trouvi?  les  expressions  a/gébriques  des  racines  dcman- 
d«eSj  on  ne  peut  essayer  de  les  calculer  sans  erre  ramené  par  un  cercla 
Vicieux  aux  «quanons  méme.'i  qu'on  s'était  d'abord  propo?s  de  résoudre  "*. 
/.ptè-~  avoir  épul.^e  toutes  les  combinaisons  que  ce  sujet  pouvait  présenter  , 
les  n)alhérnaficMeiis  se  sont  accordés  à  reconnaître  que  ion  ne  devait  avoir 
dan^  le  cas  irréductible,  aucun  égard  aux  iormules  qui  expriment  'es  ra.iues 
<îe  'équation  f^"  J  >  et  résoudre  directement  cette  équation  par  la  méibode 
des  divise?  rs  conuriensuràbies  ou  rat  les  méthodes  d'anroximation  ;  il  n;o 
Sétnb'e  qv.  ils  suivaient  dû  rejc-ier  égalenie-  les  expressions  algébriques  des 
racines  des  équations  d.i  Is  forme  de  l'équation  C  *^  J  •  puisque  ces 
expressions  contiennent  lindiralion  d'une  opération  'aiexécutable  ,  et  que  si 
«lie-  n'ont  pas  l'inconvénient  de  dcnnt-r  une  quantité  réelle  sous  une  terme 
f maemaîr*» .  elle  ont  celui  de  donner  une  quai.t,  '•  imaginaire  qu'on  sait  éire 
•iusc»:piible  d'être  ramenée  à  !a  icrnie  a-i~b  'X/™ i  ,  sous  une  forme  toute 
dilierente  ,  ce  qui  est  aussi  nuisible  dans  la  pratique ,  où  l'on  ne  cherche  les 

+  J  es  tohles  des  simis  offo-ot  \  1j  vérité  ifç  mêmes  facilités  pour  res  eïtractinnj  , 
q«fc  Ih«  failles  des  logarithmes  poui  les  exlrsciions  des  racines  des  quantités  ré  Iles, 
fiflij  je  ne  p«r!e  ici  que  d«$  moyens  tiré?  r!u  calcul  ordinaire  ,  qui  supplée  flans  !c  cas 
prêtent  à  i  usage  dt  ces  deruiores  labiés ,  et  qui  ne  saurait  suppléer  ï  celui  de;,  tables 
des  sjnui. 

H 


(  JS  ) 
racines  imaginairei  que  pour  en  connaitre  sis^-irémeat  !c»  Otux  |iiriie$.  On 
doil  donc  regarder  h  solution  des  équations  de  U  fi>rrae  4**<i^  ^/z''4'(^''^=:o  , 
comme  incomplette  en  ce  la'eUe  ne  s'éitad  piwiu  au  cas  «i/)nj  nous  p?.rWs,  et 
il  parait  que  si  l'on  n'a  fait  que  peu  d'pticntion  a  c*tte  uTipf:ii^cùvn  A'vrni  nvî^ 
thude  qu'oa  voit  par-tout  annoncée  comoie  ji  eli«  ét3i<  ceiiiptcoe  çt  géné- 
rale, c«la  .vient  do  ce  que  tout«s  i«s  rMciaéS  ?ont  a!x>«  in«gi«<aire> ,  «t  <^u'on 
s'eii  en  général  beaucoup  moins  occu^ipé  -des  piojfcrts  de  irouver  cec  facin»?'- 
sous  la  forme  qui  leur  est  propre  ,  qite  de  ceuif  fjui  canduiseiH  a  la  deterfi-ki- 
nalicn  des  racines  réelles  :  voyons  si  la  tliéorie  pr«ceden«e  oifrirùit  xjuélqus 
chose  de  plus  sMisfatsant  a  l'égard  des  equaiiai^  <)U6  notiR  esaintnu^», 

85.  La  solution  de  i'é<iiiatJoa  [aS]  et  celle  de  réqjstîoo  r273 ,  sont  tdle- 
ment  déi^encUnte»  l'une-  de  l'autre ,  ^jue  dès  que  la  première  n»  peut  flwi 
servir  à  aetcrmioer  les  racines  4e  l'éqiiatioa  [27]  ,  îî  &Mt  au  contraite  jsv«ir 
recours  à  celle-ci  pour  trouver  les  racines  de  h  preTnière.  il  suîSt  «o  r^jtfs  de 
connaître  une  leule  des  racines  de  l'équation  [i?] ,  itou*  trouver  mutet  celles 
de  l'équation  taSTî  on  1»  cherche  d'abord  par  la  méikoàn  des  divisews-wm- 
jnensurables ,  et  lorsque  l'équation  n'a  point  de  racines  rationnelles ,  on  a 
fCcours  aux  métliodee  d'approitimation  ;  au  moj'eu  de  celte  valeur  de  7,  e<  en 
résolvaiit  l'équation  a*  —  j  c  -+-  A  =  o  »  on  en  obtJeM  deus  a  oui  ,  q^ui  don- 
nent tnsnite  toutes  les  autres  en  les  multipliant  cbacune  par  les  n  —  1  yaçines 
de  l'unité  du  degr^  «  .  qui  ne  «ont  pas  égales  ï  un.  tMais  pour  appliquer  cette 
méthode  à  une  équation  quelconque  du  nombre  de  celles  qu'on  résout  ordinai- 
rement H  la  man'iere  des  équations  du  second  degré ,  i!  faut  d'abord  la  runetie? 
9  la  forme  a'*— •Aa''-f.A'=îO,  c'est-à-dîTe  ,  qu'il  faut  ia  préparer  ûe  vnsmèf» 
que  son  dernier  terme  soit  une  puissance  exacte  du  degré  n  ;  ssns  cette  ^ïs- 
cautio.n  les  coèAcieits  de  l'équation  eo  ç  seraient  irf.aîi©nne!s  ,  ce  ^ui  co^^j- 
quetait  beaucoup  la  solution  de  cette  équation ,  et  ne  donnerait  qu'uaie  vaSêp.r 
approchée  dans  des  cas  où  l'on  peut  avoir  une  erpîesîlun  radicale  eniett  et 
n'indiquant  que  des  opératiorts  exécutables  ponr  U  mettre  en  nombre.  Soit 
àonç  x"»-~y  «""-f-^^o ,  une  éqrîa^ioa  dans  l&quelîe  la  valeur  de  iw*  »*t 
iuMginaire  ,  e»  dont  la  solution  par  la  raothode  ordinaire  de^vieur  inatHe  ,  U 
faudra  d  abord  voir  si  n  est  pair  ou  «np«ir.  Dans  le  premier.  e*s  a  eta.it  de  ia 

forme  a  ^  ; ,  où  /  désigne  un  nombre  impair,  on  fera  -v'  =  y,  et  par  cfmsénuent  x*  ' 
ou  x"  z=.y'  .ce qui  ramènera  la  solution  deré(5ii.ilicn  proposée  â  celle  de  i'éqt)A< 
tion  j'^'— j'j'' -+-^  =  0  ,  qu'on  obtiendra  par  la  ntëthodo  qv,e  noius  âUuîu 
appliquer  à  l'équation  x^" •—/*"-+- g'^:  o  ,  en  y  supposant  n  impoir.  ^n 

celte  équation  devient  — —  — y^— j^  -f-^a=:  o  ,   et» 

.g^isso,  dont  le  dernier  terme  «sr  uue  pu'issanet.  *xâete 
du  degré  n,  et  qui  ne  Contient  que  des  crwfiîcienG  rationftelr,  parce  que  n  ét&M 
impair ,  ^^  est  un  nombre  entier  ;  on  formera  doue  Teijuauon  en  i,  q  ui  sera 


6,    ) 


■^y-?-ï  ^  a-sp-f  a ZrJj::J.  e  î"*'  'jL^^'^  fs 


«— t 


? 


après  ^QS  aura  îrssivé  tinc  ées  valeurs  de  f  ,  et  <|u«n  en  aam condu  twiteî 
csUm  «k  a ,  einsi  que  nous  venons  de  l'expliquer ,  on  UétermineM  celles  de 

« ,  à  laiiie  5e  k  ferma!  g  x  =  — ~r,* ,  o«  ^  =?  ";; '  ^*  'iénoœmarsur 

de  ceîîç  expression  e««  ta  vérité  irratior.r.el ,  rnais  iî  est  toujours  facile  d'en  cal- 
culer la  valeur  réeJîe,  la  seule  dont  on  airbesoin  ,  ceue  valeur  réelle  est.uniîjue 

a—  ? 

|»rce  que  îa  qaanflïé  5  *  est  rationnslie ,  et  que  îlpdîce  n  du  radical  est 
impair.  Dans  ie  cas  où  n  serait  pair ,  ia  méthode  prëcédente  ne  donnerait  pas 

les  valeurs  do*  ,  maïs  seulemem  celles  de  x"^  ,  c'est  pourquoi  l'on  ne  calcule- 
7»it  <3ue  d«ux  da  ces  valeurs ,  correspondantes  à  deux  valeurs  de  -j.  déduites 
dTun»  ajc-ms  valeur  de  j; ,  eç  en  extrairait  de  chacune  r  Cois  la  racire  quarree , 
par  kï /ormvies  [3oj  et  f^Jj  »  '3^-  aurais  ainsi  deux  valeurs  ds  •'^^  <î'*i  jioî^* 
«fir^ient  eoulej  Ses  autres  ea  les  nuiliipliant  par  les  racines  de  l'unité  d»î 
degré  n  ,  diffcreates  de  un, 

85.  Le  procédé  que  rous  venî«3  à'indiqii^r  ,  et  Q'ai  peut  seoi  coa4*wr? 
U  véritable  soluîioir  des  erjuatîoîîg  de  la  forme  x**-^/^ -^  §"^=0  ,  lorjquQ 
\%  valeur  quJalîes  donnent  pour  «'  est  .'maginsife  ,  peut  sm^^  être  employa 
quand  ccye  yakar  esî  réelle;  n^ais  ce  s'est  que  dans  le  «ç  où  l'équation  en 
^  ?.  «n  diviseur  comeeniurablft,  qu'il  présente  plus  d'avantageî  que  la  solution 
ptx  (a  nîétlvocie  ordinaire  ,  il  donne  alors  ses  t^leuvs  de  x  ît>ss  iine  forme  plus 
simple, -et  àotn  lecalcu:  est  moias  compliqiié  que  celui  à&i  expressions  di?dui- 
Ui  ùe  cette  mérhode.  On  voit  en  réuniisart  tour  ce  (^e  nous  venons  de  dire 
que  pour  rés^ouiire  c«nvt!nabiemem  uae  équation  de  la  iatma  x'^"  — fx"  -f-  g 
=  c,  il  ffiuî  ii'aijard  en  tiier  la  valeur  de  x"  ;  si  elle  est  imaginaire,  on  ne  pouwa 
etnpsoyef  qu'e  ia  méthode  ùe  l'article  SS;  si  elle  est  léslte  ,  il'fiudra  encore  se 
fctvir  de  la  inêr.je  rnéthcdo  ,  calculer  I  équation  en^,  'ît  chai-cheï  é  elle  awrait 
01»  diviseur  conîmcnsurabie  ;  ce  n  est  qiîe  dans  le  cas  où  Ton"  n'en  trouverait 
point ,  qu'il  faudrait  avoir  recours  à  la  marche  indiquée  danetouj  iej  li\Tesélé- 
taentaire;  peur  résoudre  les  équetiens  de  cette  forme  On  en  «btiendra  ainsi 
toujours  les  racines  sous  la  forme  la  plus  simple,  et  l'on  ne  sera  jamais  obligé  à 
recotirir  aux  méthodes  d'extrartions  dos  racines  des  qoastitès  en  partie  ration- 
celleâ  et  en  partie  irratiornelles  ou  inw^inairei ,  qui'noTit'été. inventéc-s  que 
pour  suppléer  autant  qu'il  était  possible  aux  défauts  de  là  solution  erdiasire. 
La  détermination  de  ces  sertè»  déracines  ,  quoique  4eveîi«o  inutile  à  ia  résolu- 
tion des  équations  dont  nous  parlons ,  est  d'aillsurs  trop  intéressante  en  elle- 

H  z 


(    6o    } 

m('n-,e  pou  r  n  en  pas  dire  \m  mot  ;  la  méthode  que  j&  vais  donner  pour  y  ^arv'i' 
nir  sera  une  ap-plicarior)  bien  siiuplc  de  la  théorie  precé-dente  ,  eil^aura  jut'U 
Hietbodc  Qjcîinairc  i'avaniuge  ô%ire  vraiment  analytique  ,  en  Qe  qu'elle  ne 
i;uppo3«»va  poiiil  qu  ou  connaisse  d  avance  là  forme  de  la  racine  cherchée, 
comme  on  a  eiy  lusqu'à  jTèsenr  ohiit;(;  de  le  fainî,  sans  pouvoir  deniobtrer 
que  cette  Joiine  était  la  seule  qui  lui  conviul ,  et  qu  il  elait  impossible  d'obtenir 
un  résultai  plus  satiîiaisant  en  lui  assignant  unn  aulr»  form;  . 

ÎÎ7.  Suit  la  quantité  radicale  du  sv^cond  degré  a  -{-  y/  h  ,  qui  eît  réelle,  ou 
imaginaire,  suivant  It  sigue  de  /> ,  pou)  et»  <-;x*ralre  la  idcme  du  àeeré  n^,  on  repr<i- 
scntera  cette  racirie  par  .v.ei  on  iiura/T --(- V^^=  •*■"»  «u  û=:  at'"  zax"  -{-  a"^, 
cesi-à-dire,  x-" — 2  >t  x"  -f- «" — ff=:Oj  équation  de  la  forme  de  celles 
quf  nous  venons  de  rcsoudr(;,niai?  nui  nu  coniluirdil  c)'u  a  unoiele  viciçux  si  l'on 
♦>n  cherchait  la  solution  par  la  méthode  oïdinaire  ,  il  ne  faudra  donc  employer 
quf;  relie  du  n'\  S.'S  ,  qui  dcnrurra  dan»  icriv  li^s  cas  une  voleur  do  v  df  la  forme 
p-^'y^,  ou  />  et  9  serrint  rarionnels  scideiuflul  quand  l'tqu^tion  en  f  aura 
vin  iliviseur  coiumensurablt-.  Si  c!lf;  iren  a  pas  «-t  cpie  b  sjil  posilif,  le  calcul  de 
Icxpicssion  p  -J-    y"q  3t.>rait  plus  diituile   que  celui  de  lu  valeur  approchée 

de  ~\/a  -i  V  1  par  l'extraction  ivnincdJate  ,  il  sera  donc  mutile  de  suivre 
teife  ninrchc  ;  mais  il  n'en  sera  pas  de  même  dans  le  ca;  ou  b  ctant  r\ét;.itîf , 
n  -f  l/j  serait  imaginaire  ,  car  elle  présente  alors  !c  seul  moyen  de 
troiiVf^i  îf-s  diverses  racines  de  cotte  quantité  ,  sous  la  forme  a  laqu^;lle  on 
doit  lani^ner  tcui-îs  Ifs  imaginaires  ,  ce  qui  iciuplit  le  vide  que  laissent  d^ns 
l'onseml/ie  des  operaiions  ar:tluaétiques  ,  quindiqnent  les  différentes  fcvTr.vieS 
usitées  tu  algèbre  ,  limpossilnllte  où  Ion  est  de  trouver  directement ks  va- 
leurs approt  liées  des  deux  p.ir'ies  des  racines  imfiairos  des  quantités  imagi 
i\airfc>s.  il  semble  qu'on  n'a  pas  encore  assez  senti  ,  maigre  î'dsage  continuel 
qu'on  est  obligé  de  faire  de  ces  quantités,  quelles  fout  une  partie  -^sser»- 
tielle  de  la  théorie  du  caleul  ,  et  que  cette  théorie  ne  sera  jamais  coniplettc,, 
tant  q»  on  n'aura  pas  des  niovons  faciles  et  uniformes  de  les  souuietirs  aux 
mt-mes  opérerions  qu'on  ex'Jcuie  sur  les  autres  nombres. 

88.  la  (Iffuière  application  que  i-.ous  ferons  des  formules  précédentes  , 
Aura  poiiv  objet  1  «iquaiion  [  2"  j.  Nous  en  déduirons  des  relations  très-simples 
entre,  les  diii-'erentcs  lacir.es  de  cette  équaiion  ,  à  l'aide  desquelles  nous 
pouTions  les  calculer  toutes  ,  dès  que  nous  en  connaîtrons  une  seule. 
Soi»  t  uiie  ù<:  valeurs  de  ;; ,  nous  aurons  pour  deux  des  valeurs  de  a  ou  de 
b  l«s  deux  racines  de  l'équation  a^  —  r  ^  -f-  /i  =  o  ,  et  nous  pourron.i  pren- 
dre  indifféremment  -:  =  '_i_l_LllAi  ,  5  étant  alors  égal  à  L5l1l1î1zJ^^  . 

a  _^ s 

nous  en  conclurons  a  -\-  b  —  t .  ei  n  —  i  =:  4^  "j/  ,î  _  ^  ^  ;  paur  avoir  les 
aiifes  valeurs  de  a  et  de  ^  ,  il  faudra  multiplier  celles  que  nous  venons  de 
Trouver  par  les  racines  de  l'unité  du  degré  n  ,  et  comme  on  a  j  =ff  -i-  ^  = 
a  -t- -'  )  oî'-  trouvera  toutes  les  valeurs  de  ^  en  substituant  dans  cette  dernière 


(    6i    ) 

équation  à  la  place  de  <r ,  L=J^l_ilZ-2-?  multiplié  par  les  racines  n'"*'.  delunitë.' 

2 

soit  p  +  q  \^  —  I  une  de  ces  racines  ,  p  —  g  V'  -  i  ^  sera  une  autre,  et 
le  produit  d«  ces  deux  racines  en  sera  une  troisième  ;  mais  .et;  produit  est 
réel  et  positif  :  il  est  donc  nécessairement  égal   à  l'unité  ,  ce  qui  réduit  la 

valeur  générale  dc;;,j;=^:(p-f.^  V"l~  )    + 

«  Cp  +  î v^  +  (p^/v-TT)  '  à  r  =  >^ 

^   (p   —   î   V  -i)  —  p    (a   -f.  3  )  -j-  ç^  (  <:  ™ 

f   X^  li  h  -  »- ,    cette    valeur   très  -  simple    donnera 

en  y  mettant  à  la  place  de  p  ec  de  j  les  diilerf-ntc->  valeurs 
représentées  par  ces  lettres  :  p  et  j  étant  des  quantités  réelles  ,  les  va- 
leurs de  i  seront  toutes  réelles  ,  quelque  soit  io  UL>mbre  n  ,  lorsque  4  h 
sera    plus   grand    que  :'- ,    c'est-à-dire  ,    toutes   les    fois    qufj    la   valeur  de 


•^  (/J  +  ï  V- 

-   0  ~" 

:  (p  +ç  v: 

~o  + 

i-)  T/_,  z= 

P'  ± 

toutes    celles 

de    /, 

a  ,  0  ="  '  —    ■ 1-  ,  sera  \maginairej  si,  au  contraire  ,  a  est  réel ,  f'^  sera 

2 

plus  grand  que  4  /^  ,  et  ^  sera  imaginaire  .  ï  moins  que  q  =^  o  ,  et  qui  ne 
peut  avoir  lieu  que  pour  deux  valearî ,  lorsque  n  est  pair ,  et  pour  une  seule, 
lorsque  ce  nombre  est  impair  ;  dans  ce  dernier  cis  ,  n  sera  réel  ou  miagijiaire 
dans  les  mêmes  circonstances  que  a"  ,  d'où  il  suit  qu'alors  l'équation  en  f 
aura  toutes  ses  racines  réelles  ,  ou  n'en  aura  qu'une  seule  ,  suivant  que  la 
valeur  de  a"  sera  imaginaire  ou  réelle.  Ce  tlicorêmf  Lien  connu,  mais  pour 
lequel  on  a  ordinairement  recours  à  la  considération  des  lignes  tngonomc- 
tnques ,  se  trouve  ainsi  démontré  d'une  manière  purement  algébrique  et 
trcs-siinple. 

89.  Telle  est  la  manière  dant  il  me  semble  que  cette  partie  de  l'algèbre 
devrait  être  présentée  dans  les  traités  où  l'on  veut  donner  une  idée  juste  de 
toutes  les  branches  de  cette  science ,  et  s'attacher  plutôt  à  développer  quel- 
ques principes  féconds  en  conséquences ,  qu'à  offrir  isolément  des  théories 
dont  oii  n'indique  point  la  liaison,  et  qui ,  quoique  très-intcressantes ,  chacune 
en  particulier,  ne  se  hxent  que  très-difficilement  dans  la  mémoire  de  ceux  qui 
les  étudient.  Il  e'st  vra'  que  pour  ramener  à  l'équation  [  25  ]  tout  ce  que  nous 
venons  d'en  déduire  ,  1!  faudrait  pouvoir  démontrer  cette  équation  aussi  géné- 
ralement que  nous  venons  de  le  faire  ,  sans  avoir  recours  à  des  formules 
dépendantes  de  ia  théorie  des  probabilités,  dont  les  commençans  n'ont  ordi- 
nairemeni  lucune  idée.  Voici  une  démonstration  très  -  simple  qui  ne  peut  rien 
laisser  à  désirer  à  cet  égard,  et  à  laquelle  j'ai  été  conduit  par  le  procédé  auquel 
j'avais  eié  obligé  d'avoir  recours  pour  réduire  à  sa  furme  la  plus  simple 
la  formule  du   n.**  60, 

50.  Après  avoir  développé  la  qviantité  X  ,  comme  nous  l'avons  fait  (rg). 
toute  la  démonstration  consiste  à  faire  voir  qu'elle  su  réduit  à  a"  -i-  h"  , 
cesi'à   dire  ,  à  faire  voir  qu'une  colonne  quelconque,  dont  le  coèfScieni-cm 


<    61    ) 

i  .  Iz^l .  1^'  .  t:J .     «  ;^ë.-ti  _  ^  .  izf  ÎLr_    1-4  *  -  r 

p-3 


'      '        *       *     p-»         T  V"*1        r TTT"*" 


—   »■  '  *  "         3"~~~ ^ ' 


I   ^  »*-:YAnouit  ,  quelque  st.it  k  valeur  Ja  /,.  Supprimons  Je  fscteur  commun  1 

P  ^^  rangeons   tous    les   facteurs  des  mmérareurs  de  maiiière  que   les  Xi 

gumJ.  Jans  cUa^uo  terme  soitnt  toujours  les  prewi^rs  ,  il  ,'ag>n  de  demW 

iri  .  LZ^  .  ^:ri  „...."-  P  -  '        "-^4     «^i»    fi«$  8    «-a 


ce  r^rxi  se   f^i',  ainsi   :    en    multipl.înt  1  une   pr  l'autrs   k«  «Jey»  éqwatioa. 
Oi\  a  »  *  •*  4  p  T^ 


«  î  a        •         3       "*p-, '7"     —  «^ 


»v 


£^-^  -4  f  *      r- 


?-3'  7 


I      *  -,  «     # 


-:r-  «    —  e(c. 


+  ~  .  -Ti  .  Lnd      >_--3 


(    $3    ) 

cette  équaiicîî  devant  être  identique,  qv£ix]|ues  soîenl  les  valeurs  de  c  et 
de  / .  il  iaut  que  toutes  les  colonnes  qu«  t'a  (royvent  aprèa  i  dans  le  stcond 
raenitre  ,  s'évanouissent  d'eUes  -  rnêinas  ,  ce  qui  domine  eu  égalant  seijleanent 
.à  »eio  celle  qui  !es  représente  toutes  ,-  et  en  y  suppriroaut  Je  /acteur  com- 
mun s  , 
I 

i-^-p-î    i-hp^»   t^v^2   I -^p ^ i'r       /■'f-  <        m-p~»  /-4-f-»3  r^p  — 4         t      . 
'"^Lzl.   '~^P~'^      „L     '"'2. .'"^~^        '      '"■'   '"•*_!_ 


—~      a  3  ^'  p 

En  faisant  ï=  «  — /»,  et  en  changeant  l'ordre  des  facteurs  du  dénominateur, 
tiu  verra  aisément  que  cette  équation  revient  à 

•  -1     a-.-*    /s  —  'i  .1  —  p-t-i         «—a    B—  3    rt  —  4  .1— p  j^ 

—-         ^  .  -._  ....  —   ^  _-  ,  __  ^-  ,  .  .  .  _-   -^ 

qui  esc  précisément  celle  qu'il  ^'agissait  de  dénvoiUrst- 


FI  N^ 


QA 
273 
A  56 


P&ASd 


Ampère,   André  l-^rie 

Jonsiderations  sur  la 
théorie  raathematioue  du  jeu 
par  A.   M.   Ampère 


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